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Lisée et le 1 %

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Jean-François Lisée a clairement décidé de s’en prendre au plus gros problème de notre société. Non, ce n’est pas notre tendance à nous endet­ter sur le dos des générations futures. Ce n’est pas non plus le fait que nous sommes trop généreux en programmes de tout acabit sans jamais vouloir remettre en question les acquis «immuables». Vous croyez qu’il s’agit de notre difficulté à diversifier nos revenus, à exploiter davantage nos ressources naturelles, par exemple, pour nous affranchir de notre gênante dépendance à la péréquation? Nenni. Il n’en est rien.

Les méchants

Je parle évidemment du... (musique terrifiante) méchant 1 %!

Voilà le cancer qui gangrène notre quotidien. Voilà LA priorité des priorités.

À l’avant-scène de cette caste répugnante se trouvent les médecins. Cette bande de voleurs incapables qui ne pensent qu’à s’enrichir plutôt qu’à soigner les patients. Habitués d’être mis au banc des accusés, ils sont responsables de tous les maux qui affligent le modèle québécois.

Puis, il y a les dirigeants. Entreprises privées, société d’État, peu importe. Pour peu que vous fassiez partie des chanceux qui ont gagné à la loterie de la vie, vous n’y échapperez pas. Le Robin des bois de la gauche viendra vous dépouiller de votre abjecte richesse. Il coupera votre salaire de moitié, mais il est persuadé que vous ne quitterez pas votre emploi. Au diable la compétitivité.

N’oublions surtout pas les banques. Car, en nous attaquant aux richissimes dirigeants des grandes banques, nous pourrons pallier tous les manques. Les classes en décrépitude? Les banques! Les routes en mauvais état? Les banques! L’attente dans le système de santé? Oui, les banques! (Pis les médecins aussi.)

Populisme de gauche

Le Parti québécois de Jean-François Lisée veut tout faire pour éviter de perdre du terrain au profit du Québec solidaire 2.0 de Gabriel Nadeau-Dubois. À gauche toute, et vive le populisme!