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Enfant martyr d’Ottawa: 15 ans de prison pour un ex-policier de la GRC

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OTTAWA | L’ex-policier de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) qui a fait vivre l’enfer à son fils de 11 ans en le séquestrant dans un sous-sol, en le battant et en ne le nourrissant pas a été condamné à 15 ans d’emprisonnement mercredi au palais de justice d’Ottawa, a rapporté le Ottawa Citizen.

«Il s’agit d’une des pires violations possible», a indiqué le juge Robert Maranger de la Cour supérieure de l’Ontario en parlant des gestes de l’accusé.

«La violence extrême et la dégradation psychologique subies par cet enfant étaient au-delà de toute compréhension», a poursuivi le magistrat.

En novembre 2016, l’ex-policier de la GRC a été reconnu coupable de voies de fait graves, d’agression sexuelle causant des lésions corporelles, de séquestration et de l’omission de fournir les besoins essentiels de la vie.

Enfant martyr

«Mon père ne voulait pas me détacher pour aller aux toilettes», a déclaré le garçon à un détective de la police d’Ottawa, dans une déclaration filmée en juin 2013, avait rapporté le Ottawa Citizen.

L’enfant, qui était âgé de 11 ans à l’époque et qui en a 14 aujourd’hui, a passé des mois enchaîné au sous-sol de la maison familiale dans le secteur de Kanata, à Ottawa. Il a raconté que son père l’avait enchaîné peu de temps après un voyage familial en Floride.

Son père, qui avait 42 ans au moment des faits, a même filmé des interrogatoires troublants, alors que son fils était enchaîné et nu pour l’obliger à avouer de soi-disant péchés, comme embrasser une fille.

Il était nourri avec du beurre d’arachide, du pain et de l’eau, généralement deux fois par jour. Il ne pesait que 50 livres lorsqu’il s’est évadé en février 2013 parce qu’il avait soif et les médecins ont déclaré qu’il était alors à l’article de la mort.

Son père, qui était à l’époque spécialisé dans le contre-terrorisme à la GRC, s’occupait de son éducation à la maison parce qu’il avait «des pensées impures». Lorsqu’il donnait une mauvaise réponse, son père perdait la tête et se mettait à le frapper, a raconté le garçon. À une autre occasion, son père a failli le noyer en mettant sa tête dans la toilette.