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«Mon rêve est de fabriquer un vin rare»

«Mon rêve est de fabriquer un vin rare»
Photo Martin Alarie

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Mario Pelchat, trente-sept ans de carrière, chanteur, producteur, vigneron, amoureux de cuisine, de vin et de produits du Québec, est aussi un homme très spirituel. Il vient d’ailleurs de sortir l’album Agnus Dei. «Un opus de chants religieux qui apaise les cœurs», dit-il, en cette période de trouble mondial.

Pour rester dans la thématique, donc, Mario nous propose cette semaine une recette d’agneau pascal. Un jarret braisé, aux fruits secs et aux épices douces, préparé avec la complicité du chef Éric Gonzalez de l’Atelier Joël Robuchon du Casino de Montréal. Là, où Mario sera d’ailleurs en spectacle, en septembre. Mario se prend au jeu et dit tout de go: «Je me sens meilleur cuisinier que de faire ma recette dans une telle cuisine. Ça inspire! Je vais même la refaire cette fin de semaine pour gâter mon amoureuse», conclut-il.

La recette que Mario présente a été préparée avec la complicité du chef Éric Gonzalez de l’Atelier Joël Robuchon, du Casino de Montréal.
Photo Martin Alarie
La recette que Mario présente a été préparée avec la complicité du chef Éric Gonzalez de l’Atelier Joël Robuchon, du Casino de Montréal.

 

Questionnaire gourmand

Mario, présente-nous ton accessoire de cuisine fétiche et dis-moi pourquoi l’avoir choisi.

Ma poivrière en bois. Je l’aime, j’ai le sentiment que ça donne la touche qui fait toute la différence. Il faut dire que le look, fait d’un morceau de bois très brut, est assez particulier. Je l’ai achetée à la boutique Twist, à Chicoutimi. Avec cet objet, tu as l’impression d’être connecté directement avec la nature.

As-tu d’autres accessoires qui facilitent ta vie dans la cuisine?

Dans ma cuisine, comme tout le monde, j’ai plein de trucs pratiques, comme ma spatule maryse. Mais, mon truc chouchou, c’est mon four à pizza que j’ai fait construire dans ma cour. C’est incroyable ce que je peux avoir comme plaisir à cuire pain et pizzas là-dedans. Même pour finir les cuissons, comme un bon braisé... C’est top!

Pour toi, un repas et une soirée parfaite, c’est quoi?

Un repas simple, cuisiné avec amour avec ma conjointe, accompagné d’un bon vin... québécois. Et si mes invités sont nombreux, pizza au four à bois. J’aime les grandes tablées où tout le monde pige dans les plats. C’est chaleureux, convivial, ça rit, ça mange, ça parle. Le partage avant tout.

Essaies-tu tes recettes avant de les servir à tes invités?

Ça dépend de la situation. À la bonne franquette, non, j’improvise. Lorsque c’est plus officiel, j’essaie avant. Mais c’est vrai que j’aime cuisiner, ma conjointe aussi, alors c’est souvent chacun notre tour. Comme le jarret, aujourd’hui, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas fait et ça me donne le goût de le refaire plus souvent, car c’est du bonheur pour les papilles.

Raconte-nous la réalisation culinaire dont tu es le plus fier.

À part mon four à bois pour la pizza, je suis à mettre en place le chai (lieu où se déroule la vinification) pour mon vignoble. C’est une chose imposante à laquelle je pense depuis longtemps et qui me permettra de mettre mon rêve en route.

Dis-nous que tu rates les choses à l’occasion et qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté...

Raté, oui, dans la présentation ou dans la cuisson, mais jamais au niveau du goût. La pire affaire que j’ai faite dans ma vie, alors que j’avais invité toute la famille au grand complet, c’est une recette d’un chef bien connu... une dinde pochée qui n’était pas du tout présentable, les pattes partaient d’un côté, les ailes de l’autre. J’étais découragé et mes proches, eux, riaient bien de moi. Le perfectionniste qui veut toujours que tout soit parfait... Une chance, tout le reste du repas s’est bien passé.

Quelle est ta meilleure expérience culinaire à vie?

Le Montego, à Québec.  Son restaurant préféré pour une sortie en amoureux.
Photo courtoisie
Le Montego, à Québec. Son restaurant préféré pour une sortie en amoureux.

Il y en a trop... Mais si je devais en choisir une seule, ce serait pour le lancement de mon seizième album, lors de mon remariage avec ma conjointe, sur un bateau de croisière, alors que personne ne s’en doutait. C’était une journée magique, un repas fantastique réalisé par mon beau-frère qui est le chef du Montego à Québec. Ça marque un événement comme celui-là, j’y repense et j’en ai des frissons.

Ça sentait quoi chez toi, dans la cuisine, lorsque tu étais petit?

Le pâté au poulet à maman, une formidable cuisinière. Sa tarte au sucre, sa tourtière du Lac-St-Jean, de purs délices. En fait, ça sentait maman tout court... et l’amour!

As-tu un rêve culinaire? Par exemple, un resto où tu souhaites aller, un projet culinaire, un vin rare à déguster... ?

«Après dix ans de préparation et de patience, j’ai hâte de présenter mon vin à tout le monde.»
Photo Fotolia
«Après dix ans de préparation et de patience, j’ai hâte de présenter mon vin à tout le monde.»

Un vin rare à fabriquer! (rires) Tu sais, j’ai de beaux rêves pour mon vignoble, on a été bien patients parce que l’on veut faire vraiment un truc bien. Alors le temps fait son œuvre, mais ça s’en vient. J’ai tellement hâte, dès le printemps prochain, le vin sera sur le marché. Après dix ans de préparation et de patience, j’ai hâte de présenter mon bébé à tout le monde.

 

Son carnet d’adresses

Resto préféré?

Graziella, à Montréal, et Atelier Robuchon. Deux merveilleux restaurants.

Resto préféré pour sortir en tête-à-tête?

Le Montego, à Québec. C’est bon et j’y suis toujours bien reçu.

Resto préféré pour tes sorties de chums de gars?

Le Pourvoyeur, rue Jean-Talon, à Montréal. C’est parfait lorsque l’on est une belle gang.

Boutique gourmande préférée?

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Photo courtoisie

Ils en fument du bon, à Montréal. Les saucisses sont incroyables. On peut aussi acheter sur place de bons produits, comme le canard du lac Brome et aussi des bières artisanales, ou d’autres bons produits d’ici.

Resto préféré hors Québec?

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Le Hibou dans St-Germain-des-Prés, à Paris. Un incontournable pour moi. Cosy, chaleureux et bien situé. Le Caffe Europa, à Fort Lauderdale, en Floride. Et je vais aussi aller découvrir, le restaurant de Laurent Godbout, à ma prochaine visite, là-bas.

Vin préféré?

Les vins de la Vallée du Rhône, une belle région vinicole. Mais j’ai un gros faible pour les produits québécois. Hâte de vous présenter mes vins.

Produits culinaires chouchous?

La fleur de sel et les sauces fortes, épicées. Aussi, la tomate, le citron, l’huile d’olive... J’ai un côté italien en cuisine, alors tout ce qui va avec.

Recette fétiche?

Mon osso buco et mes gnocchis maison. J’aime manger, je suis gourmand et je me délecte de bons plats réconfortants.

De quoi tu ne peux te passer en cuisine?

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La moutarde de Dijon. Je n’en mets pas partout, mais presque. Un truc ordinaire est subitement sublimé avec un peu de moutarde. C’est comme une bonification.

Gourmandise coupable?

La tarte au sucre de maman ou la tarte aux pacanes. Pourtant, je ne suis pas trop bec sucré, mais pour ces desserts, alors, là, oui.

Ce que tu ne peux pas manger ou que tu détestes?

Les huîtres. Les choses gluantes en général, comme une omelette baveuse. Sinon, en général, je mange de tout.

Ton style de cuisine préféré?

La cuisine de ma mère, la cuisine de ma femme, la cuisine italienne.

Livre de recettes préféré?

Un livre italien que j’ai reçu en cadeau, il y a longtemps... L’Italie reste la référence, non seulement en cuisine, mais dans tous les domaines.

Fromage préféré?

Le Perron du lac St-Jean (vieilli et fort) et Le Secret de Maurice Dufour de Charlevoix, celui qui fait aussi, le fameux Migneron... Que c’est bon!