/news/health
Navigation

Transferts en santé: Québec n’avait pas vraiment le choix de signer l’entente, estime Barrette

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC – Malgré ce qu’avance une étude, il aurait été «déraisonnable» pour le gouvernement du Québec de ne pas signer l’entente avec Ottawa sur les transferts en santé, estime le ministre Barrette.

Un rapport publié mardi matin par l’Institut des finances publiques et de la démocratie (IFPD) indique que «le gouvernement du Québec aurait dû rejeter l’offre récente du gouvernement fédéral sur le financement en santé et [tenter de] conclure une meilleure entente».

Selon M. Barrette, il s’agit d’une «drôle» de position, puisque de toute façon, l’entente promise n’a jamais réellement eu lieu, estime-t-il.

«Il n’y a pas eu d’entente. C’est une imposition du fédéral. Le parti libéral du Canada avait promis une négociation, et il n’y a pas eu une seconde de négociation dans cette relation-là», a indiqué M. Barrette, qui croit qu’Ottawa a un «pouvoir absolu en matière de transfert en santé».

Quant au fait que Québec aurait pu retarder la signature de l’entente en espérant en venir à un meilleur compromis, M. Barrette juge que la province n’en avait pas les moyens.

«J’ai utilisé le seul levier que j’avais à ma disposition, a-t-il dit. C’était celui de l’opinion publique. Mais l’opinion publique ne s’est pas enflammée, les médias ne se sont pas enflammés, alors ça donne ce qu’on a aujourd’hui.»

Lors de la signature de l’entente, Québec avait vu l’augmentation de ses transferts en santé passer de 6 % à 3 %, une réduction que le gouvernement du Québec ne s’était pas gêné de critiquer.