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Travailleurs non classiques : une tendance, selon une étude

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Les employeurs canadiens ont recours de plus en plus à des travailleurs «non classiques» (agents contractuels, consultants, télétravailleurs, travailleurs autonomes) et cette tendance devrait métamorphoser le marché du travail au Canada au cours de la prochaine décennie, affirme une étude de Randstad Canada, entreprise de dotation en personnel.

Le document, intitulé «Effectifs 2025», publié mardi, indique que les travailleurs non classiques forment déjà de 20 à 30 % du bassin d’employés.

Selon Randstad, «l’agilité du bassin d’employés représente une évolution des modèles de placement de personnel qui sont désormais axés sur les travailleurs non classiques».

«Un tel modèle, explique-t-on, permet à une organisation d’engager des travailleurs au besoin (ou à la demande), sur une base temporaire pour des contrats à court ou à long terme afin d’avoir accès aux compétences dont elle a besoin. Il n’est plus utilisé uniquement pour les journaliers, mais sert maintenant au recrutement de cols bleus, d’ouvriers spécialisés, ainsi que de professionnels en TI, en ingénierie, en comptabilité ou en RH très compétents.»

L’étude est basée sur un sondage en ligne mené l’été dernier auprès de 1300 employés et 500 employeurs.

«Les nouvelles technologies et de nouvelles attitudes face à l’emploi influenceront profondément ce à quoi ressembleront les effectifs en 2025 », a affirmé Marc-Étienne Julien, chef de la direction de Randstad Canada.

«Cette nouvelle façon de penser et la volonté des jeunes Canadiens de préférer les modèles non classiques plutôt que les postes habituels de neuf à cinq à l’année changeront grandement le monde du travail au cours de la prochaine décennie», a poursuivi M. Julien.