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Un combat à la fois pour David Lemieux

Le Québécois ne veut pas penser à un possible combat contre Canelo Alvarez

David Lemieux
PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI David Lemieux

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Lorsqu’un boxeur se prépare pour un combat qui semble moins compétitif sur papier, il se fait poser des questions au sujet de ses projections pour l’avenir. C’est un piège dans lequel David Lemieux a refusé de tomber, mardi, durant une conférence téléphonique de Golden Boy Promotions.

Le pugiliste québécois (37-3, 33 K.-O.) s’est plutôt concentré sur son adversaire du 6 mai, Marco «Dorado» Reyes (35-4, 26 K.-O.).

«Avant de penser à un possible combat contre Canelo Alvarez, je veux m’occuper de Reyes, a souligné Lemieux au sujet de son choc du 6 mai.

«Je ne veux pas me placer en position d’affronter Alvarez. Je veux prendre cette position en laissant parler mes actions d’elles-mêmes contre mon prochain ­opposant.»

Même si tous les astres semblent alignés vers un duel Alvarez-Lemieux à l’automne, le patron de Golden Boy Promotions a mis un bémol.

«Comme on l’a dit à plusieurs reprises dans les derniers mois, notre priorité est d’organiser un mégacombat entre Canelo et Gennady Golovkin, a affirmé Eric ­Gomez. Par contre, si ça tombe à l’eau, c’est clair que David est en haut de la liste de nos candidats potentiels pour Alvarez.»

Selon les informations obtenues par Le Journal, Golovkin serait sur le point d’abandonner son projet d’affronter Billy Joe Saunders dans un duel d’unification des poids moyens qui aurait eu lieu en juin.

Le clan du champion kazakh pourrait alors se concentrer entièrement sur ses négociations avec celui d’Alvarez.

Si un tel scénario se concrétisait, les chances d’un combat Lemieux-Alvarez seraient alors réduites à 50-50. Dans le cas contraire, les probabilités grimperaient à 70-30.

Menton plus fragile?

Pour revenir à Reyes, il a souvent été impliqué dans des guerres sur le ring, dont une contre Julio Cesar Chavez fils, qui fera les frais de la finale, le 6 mai. Le Mexicain avait même fait très belle figure lors de cette soirée de 2015.

Toutefois, en novembre dernier, Reyes a trébuché en s’inclinant par knock-out technique contre Elvin Ayala (29-8-1, 13 K.-O.), qui n’a pas les mains aussi lourdes que ­Lemieux.

On peut se demander s’il sera en mesure de terminer le combat sur ses deux jambes contre le Québécois, qui a envoyé Curtis ­Stevens au pays des rêves le 11 mars ­dernier.

«Quand j’analyse cette situation, je crois qu’il est dans le pétrin, a indiqué Lemieux. Par contre, je sais que c’est un dur et qu’il voudra arriver dans le ring au sommet de son art.

«Je ne le sous-estimerai pas et je me préparerai pour 10 rounds difficiles. Je serai prêt pour tout ce qu’il voudra faire.»

Il a ajouté une phrase qui prouve qu’il est un boxeur qui a gagné en maturité au cours des dernières années.

«J’ai appris une leçon de certains combats durant ma carrière, a-t-il mentionné. J’ai surtout retenu que la puissance n’était pas un plan de match, mais seulement un outil.

«Le vrai plan, c’est d’être prêt à tout durant un affrontement. Je n’y vais plus ­seulement pour le knock-out.»

Pour une raison qu’on ignore, Marco Reyes n’a pas été en mesure de prendre part à la conférence téléphonique. Ça peut en dire long sur son degré de confiance quant à ses chances de victoire contre Lemieux.