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Une bouée de sauvetage

Même s’il a gagné, l’Impact n’a pas offert une grande performance face au Atlanta United, samedi.
photo agence qmi, joËl lemay Même s’il a gagné, l’Impact n’a pas offert une grande performance face au Atlanta United, samedi.

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Trois points. L’objectif de l’Impact a été atteint samedi dernier, on pourrait bien en rester là dans l’analyse, mais on se mentirait.

Face au Atlanta United, le bleu-blanc-noir n’a pas offert une grande performance. En fait, quand l’adversaire a marqué le premier but du match, je suis certain que le stress s’est décuplé autant chez le personnel d’entraîneurs du XI montréalais que dans les estrades du Stade Saputo.

Dans la structure autant offensive que défensive, le XI montréalais a montré des carences qu’il faudra rectifier au cours des prochains matchs.

En ce sens, Atlanta a bénéficié d’une bourde en transition de l’attaque à la défense de l’Impact pour marquer son seul but de la rencontre.

Quand une équipe relance, elle doit toujours avoir en tête son positionnement. Si jamais elle devait perdre le ballon, est-ce que l’adversaire aurait un accès direct au filet?

Malheureusement pour la troupe de Mauro Biello, ce principe a pris le bord l’instant de quelques secondes et Kenwyne Jones s’est retrouvé seul devant Evan Bush, à qui il n’a laissé aucune chance.

À ce moment, il restait amplement de temps à l’Impact pour revenir au pointage, mais le jeu qu’il avait offert jusque-là ne justifiait pas un surplus d’optimisme.

Le vent tourne

Heureusement, Atlanta United a lancé une bouée de sauvetage au XI montréalais à la toute fin de la première mi-temps.

Grâce à une grave erreur de positionnement du défenseur Leandro Gonzalez Pirez, l’Impact a pu bénéficier d’un avantage direct. D’abord, en marquant sur pénalty tout juste avant la fin de la première mi-temps et en jouant la seconde avec un joueur en plus.

Certes, à jouer à 11 contre 10, marquer un but n’est pas automatique, mais il n’en demeure pas moins qu’il est colossal de défendre dans ces circonstances pendant 45 minutes.

Comme on l’anticipait, l’Impact a eu la majeure partie de la possession dans la deuxième moitié du match, mais son succès a été pour le moins mitigé. Peu d’efficacité dans ses passes, de la lenteur dans le mouvement et un style offensif rigide et sans imagination nous ont fait craindre de voir le match se terminer sur une égalité.

En fait, seul Ignacio Piatti a par moment dérangé la défense adverse avec ses qualités individuelles.

L’ensemble a toutefois pris du mieux à l’entrée de Ballou Tabla, un joueur qui joue avec une attitude plus désinvolte. Son habileté au ballon, sa capacité à dribler, a amené une nouvelle dimension au groupe et a rendu l’offensive plus dangereuse.

Personnellement, j’aurais opté pour un changement plus drastique en enlevant un élément défensif au profit d’un joueur d’attaque. Biello a emprunté une autre voie en conservant la même formation qu’au tout début de la rencontre malgré la séquence stérile que son équipe a offerte après l’expulsion de Gonzalez Pirez.

Dans les circonstances, le but d’Anthony Jackson-Hamel dans les arrêts de jeu – au moment où le stress était à son paroxysme – a pris des allures de médicament contre la haute pression. Sans celui-ci, le cœur des dirigeants et de plusieurs partisans aurait dû être mis en observation au cours des prochains jours.

Au final, on ne crachera pas sur les trois points. L’Impact a enfin inscrit une première victoire cette saison et on peut espérer qu’elle serve de base pour la suite des choses.

Mais, dès samedi face à l’Union de Philadelphie, le XI montréalais doit s’améliorer. La performance collective et individuelle devra s’élever parce que le retard sur les autres équipes va commencer à être difficile à rattraper.