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Québec s’ennuie de Stéphane Dion

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Les dossiers litigieux entre le gouvernement Trudeau et le gouvernement Couillard semblent vouloir se multiplier.

Il y a eu le financement de Bombardier pour lequel les libéraux fédéraux se sont fait tirer l’oreille pendant de trop longs mois, jusqu’à ce qu’une annonce soit finalement effectuée sans tambour ni trompette. L’opération laissa un arrière-goût à Québec. Puis, ce fut le psychodrame des transferts en santé pour lequel de vives tensions furent ressenties. Pour la première fois, des flèches bien affûtées étaient lancées, et ce, de part et d’autre.

Vint ensuite la présentation du budget Morneau. Le Québec s’est montré amèrement déçu du peu d’éléments concrets inclus dans cette autre valse du déficit.

Évidemment, le dépôt du projet de loi sur la légalisation de la marijuana n’aidera en rien à assainir le climat. Le gouvernement Trudeau a beau dire que les provinces furent consultées, il n’en est rien selon ces dernières.

Stéphane Dion

À Québec, on commence à en avoir marre de ce climat peu propice à la collaboration. Une source gouvernementale m’a affirmé mardi une chose plutôt surprenante: «Ici, on s’ennuie sérieusement de Stéphane Dion», m’a-t-elle dit.

Celui qui fut si longtemps le politicien fédéral le plus mal-aimé du Québec savait faire valoir les intérêts de sa province au sein du Conseil des ministres. Bien que certains conseillers attitrés aux relations avec le Québec soient bien intentionnés, on chuchote en coulisse que la garde rapprochée de Justin Trudeau est loin de se réveiller en pensant à la Belle Province.

Nationaliste

Cette dynamique n’est peut-être pas idéale dans la gestion du quotidien. N’empêche que, au long cours, il ne fera pas de tort à Philippe Couillard de se détacher de cette étiquette de moquette du fédéral que les oppositions veulent lui accoler. Une bonne chicane fédérale-provinciale, ça fait toujours vibrer la fibre nationaliste!