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Satanées blessures

Baltimore Orioles v Toronto Blue Jays
Photo AFP J.A. Happ, des Blue Jays, s’est blessé au coude ­dimanche.

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Les blessures aux joueurs clés font mal aux Blue Jays de Toronto.

La blessure au releveur Roberto Osuna a coûté quelques victoires en début de saison. Une statistique qui m’effraie, c’est que les lanceurs partants ont déjà un match complet, contrairement à aucun tout au long de la saison dernière. Cela démontre que la relève laisse à désirer et on est seulement en avril.

Les douleurs aux lanceurs J.A. Happ et Aaron Sanchez, sur la liste des joueurs blessés, ont de quoi inquiéter.

La première tuile à tomber sur la formation des Jays: le nom de Josh ­Donaldson a été placé sur la liste des joueurs blessés.

L’an dernier la profondeur se retrouvait parmi les 25 joueurs de la formation. Cette année, il n’y a pas cette profondeur. Le plus bel exemple: le releveur gaucher J.D. Howell blessé, est remplacé par «mon nom est personne».

L’an dernier aucun lanceur partant ne s’est blessé pour une longue période de temps. On a tenu pour acquis que la situation se répéterait en 2017. On a négligé de donner assez de manches à Joe Biagini au camp d’entraînement pour qu’il soit prêt à être l’utilisé comme ­lanceur partant.

Sans aucun doute, la stratégie de John Gibbons est souvent critiquée – moi le premier – pour son manque d’imagination avec des coureurs sur les buts. À sa défense, il y a une situation dont il n’est pas responsable: les nombreux retraits sur trois prises avec des coureurs en ­position de marquer.

Bautista sera-t-il échangé ?

Le directeur général des Jays n’a pas bougé beaucoup au cours de la période hivernale afin de trouver des lanceurs de qualité qui auraient pu améliorer le groupe de ses releveurs.

En analysant la formation partante des Jays, on constate que beaucoup de réservistes jouent sur une base régulière. Un joueur polyvalent peut jouer à l’occasion mais pas à tous les matchs.

De quelle façon peut-il améliorer les Jays rapidement?

En avril, plus qu’en juillet, les équipes sont plus disposées à discuter de la possibilité d’échanger de bons joueurs pour un joueur d’impact.

Chez les Jays il y a un joueur d’impact: Jose Bautista.

Comprenez-moi bien, je n’ai aucune idée des clauses de son contrat, mais les Jays doivent commencer à y songer. Tu perds plus souvent une place dans les séries en avril que tu en mérites une. ­Bautista sera-t-il échangé?

Nombreux lanceurs blessés

Souvent, les gérants sont responsables des blessures subies par les lanceurs. Le plus bel exemple est la surutilisation du spécialiste de fin de match des Orioles, Zach Britton. Il a été placé sur la liste des blessés pour une durée de 10 jours. Nous sommes seulement en avril et déjà, ­Britton revendique cinq sauvetages alors que les autres releveurs des Orioles n’en ont aucun. L’an dernier il a sauvegardé 47 matchs consécutifs.

Qui est le responsable ?

Les frappeurs de ,300, une rareté

Les frappeurs de ,300 sont rares mais les frappeurs de ,400 sont inexistants et j’oserais même dire oubliés à tous ­jamais.

Il y a quelques années, lors d’un match au Stade olympique, je discutais avec Tony Gwynn, l’un des meilleurs frappeurs de l’histoire du baseball qui a failli finir une saison avec une moyenne de ,400.

Je lui ai demandé pourquoi les frappeurs de ,300 diminuaient autant dans le baseball majeur. D’après lui, c’était l’utilisation croissante des lanceurs de relève dans un match.

À l’autre bout du terrain, un spectateur avait remis un gant de baseball des années 1930 à Felipe Alou. Avec le sourire, il m’avait expliqué que si les joueurs d’aujourd’hui utilisaient ces gants qui n’avaient que trois doigts, Tony Gwynn aurait frappé facilement pour une moyenne supérieure à ,400.