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Un sénateur plaide pour les sports de combat

Le sénateur Robert W. Runciman
Photo d'archives Le sénateur Robert W. Runciman

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QUÉBEC | Un sénateur canadien demande au ministre Sébastien Proulx de «régler le problème» des compétitions de sports de combat annulées au Québec en raison de leur illégalité.

Dans une lettre du 22 mars adressée au ministre Proulx et dont l’Agence QMI a obtenu copie, le sénateur Robert W. Runciman trouve «inconcevable» que certains sports de combat qui ont toujours été tolérés soient désormais interdits.

Au cœur de la problématique, un changement législatif au Code criminel qui exige, depuis son entrée en vigueur en 2013, que chaque province décide des sports de combat qu’elle veut légaliser.

Compétitions annulées

Or, depuis quatre ans, Québec n’a toujours pas statué sur la légalité des combats concertés, tels que le kick-boxing, le jiu-jitsu brésilien ou le Muay Thaï. Résultat: plusieurs compétitions amateurs ont dû être annulées, au grand dam des organisateurs et des athlètes dédiés à leur sport.

«Mon intention, en proposant ce projet de loi, était d’élargir la définition de sport de combat afin de mieux représenter la réalité actuelle», a expliqué le sénateur Runciman, qui a proposé le projet de loi fédéral en 2013.

«Je n’ai jamais eu l’intention [...] que les sports [de combat] amateurs ou professionnels considérés légaux par les législateurs provinciaux soient maintenant considérés illégaux», a-t-il ajouté dans sa lettre destinée au ministre.

« Pas encore prêt »

Bien que la loi canadienne ait été modifiée il y a bientôt quatre ans, le ministre Proulx dit «ne pas être encore prêt» à dévoiler le cadre législatif qui balise ces sports. «Je n’ai pas eu l’occasion de donner mes orientations là-dessus. Je vais le faire bientôt, mais ce n’est pas fait encore», a-t-il indiqué en entrevue.