/news/society
Navigation

La créativité, un atout pour les hommes au physique banal

La créativité, un atout pour les hommes au physique banal
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Drôle, imaginatif et beau parleur: les hommes peuvent compenser un physique peu avenant par leur créativité, une arme de séduction qui ne se révèle pas si efficace pour les femmes selon une étude de la revue Royal Society Open Science.

«Des hommes créatifs avec des visages peu attrayants suscitaient quasiment le même niveau d’attrait que des hommes très séduisants, mais moins créatifs», explique à l’AFP Christopher Watkins, psychologue à l’Université d’Abertay en Écosse et auteur de l’étude.

Des hommes et des femmes ont été invités à noter, sur photo, l’attirance de huit hommes et de huit femmes.

Un premier groupe a été chargé de noter leur degrés d’attractivité en se basant uniquement sur leur physique. Puis, les chercheurs ont associé à chaque portrait des indications sur le niveau d’expression et de créativité de la personne représentée.

Ces expériences montrent que des hommes perçus comme peu attrayants plaisent tout de même s’ils font preuve d’imagination. Les hommes les plus convoités restant, tout de même, ceux perçus comme physiquement attrayants et créatifs.

Mais pour les femmes, les résultats sont moins encourageants... le physique reste la clé du succès. Selon un premier test, non seulement l’esprit créatif n’augmente pas le pouvoir de séduction des belles femmes, mais en plus il pénaliserait les moins attirantes.

Des résultats qui restent encore à confirmer, car un autre test effectué par le chercheur semble moins précis et laisse penser que l’imagination pourrait être un atout pour toutes les personnes physiquement peu séduisantes, de sexe masculin ou de sexe féminin.

«D’une certaine façon, les femmes créatives qui ont des visages peu attirants semblent être pénalisées», constate Christopher Watkins.

Le psychologue note le décalage entre ces conclusions et les nouveaux modes de rencontre, des sites et des applications qui se basent, pour la plupart, essentiellement sur les photos.

«Certaines plateformes dont nous disposons pour faire des rencontres ne sont pas forcément très favorables aux personnes aux qualités plus discrètes», note le chercheur.