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Le comédien Paul Hébert s’éteint à 92 ans

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Cofondateur du Trident en 1970 et premier directeur artistique de cette institution de 1971 à 1978, l’homme de théâtre a rendu l’âme, jeudi soir, à l’Hôpital du Saint-Sacrement. Sa condition de santé s’était grandement détériorée au cours des derniers jours.

«Nous venons de perdre notre patriarche. Sa voix va résonner encore longtemps au théâtre et dans nos cœurs», a fait savoir Anne-Marie Olivier, directrice artistique du Trident, dans un communiqué de presse émis en fin de soirée.

Né à Thetford Mines, le 28 mai 1924, Paul Hébert a été comédien, metteur en scène, directeur de théâtre et pédagogue, après avoir étudié au Old Vic Theater de Londres en 1949 et en 1950.

Il a fondé plusieurs théâtres, dont le Théâtre Anjou (Montréal), Le Chanteclerc (Saint-Adèle), qui a été le premier théâtre d’été au Québec, L’Estérel à Sainte-Marguerite, L’Atelier (Montréal) et le Théâtre Paul-Hébert à l’Île d’Orléans entre les années 1954 et 1982.

Il a été, durant plusieurs années, résident de Sainte-Pétronille.

Actif sur les planches

Paul Hébert a dirigé le Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 1969 et celui de Québec en 1970.

Très actif sur les planches, tout au long de sa carrière, il a joué et signé plusieurs mises en scène avec, entre autres, avec les productions Charbonneau et le chef, Pygmalion, La Mort d’un commis voyageur, la Chatte sur un toit brûlant et La mégère apprivoisée de Shakespeare.

On l’a aussi vu à la télé, entre autres, dans Les Belles Histoires des pays d’en haut, La Boîte à surprises, Race de monde, Le Temps d’une Paix, dans les Tisserands du pouvoir, Cormoran, La Montagne du Hollandais et Nos étés.

Paul Hébert a été très présent au cinéma avec des rôles dans La vie heureuse de Léopold Z, de Gilles Carle, Les Beaux Souvenirs, de Francis Mankiewicz, Les Yeux rouges et Les Fous de Bassan, d’Yves Simoneau, Le Confessionnal de Robert Lepage et La Neuvaine de Bernard Émond.

Il est monté sur les planches une dernière fois au Trident, en 2002, dans le rôle du docteur Tcheboutykine dans Les Trois sœurs de Tchekov, dans une mise en scène de Wajdi Mouawad.

L’homme de théâtre a été nommé Officier de l’Ordre du Canada en 1987 et Chevalier de l’Ordre national du Québec en 1994. Le Trident devrait, au cours des prochains jours, souligner le départ de cet homme qui a marqué le théâtre québécois.