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Propos d’André Arthur sur les enseignantes: «inacceptables», selon le ministre de l’Éducation

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx
PHOTO JOEL LEMAY Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx

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Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a qualifié d’«inacceptables» les propos qu'André Arthur a tenus sur les enseignantes la semaine dernière.

Dans son émission, mercredi dernier, l’animateur de BLVD 102,1 a qualifié de «dictature des maudites folles» les restrictions alimentaires imposées dans les écoles en raison des allergies.

Le segment d’émission où il a traité les enseignantes de «maudites folles»  a fait bondir la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Josée Scalabrini, qui a vivement réagi dans l’émission de l’animateur Stéphane Gendron à Énergie.

Mme Scalabrini avait alors exhorté le ministre Proulx à intervenir.

«C’est trop gros! Il faut que quelqu’un arrête ce type de personnage là. Si ce n’est pas les propriétaires de la station, si ce n’est pas le ministre [de l’Éducation] qui dénonce, s’il n’y a pas de règles établies, il va falloir en établir, des règles. On ne construira rien de positif avec ça», avait-elle déclaré.

Stéphane Gendron, choqué lui aussi par les déclarations jugées «méprisantes» et «misogynes» d’André Arthur, a invité le ministre de l’Éducation à réagir sur les ondes d’Énergie jeudi.

«C’est inacceptable, des propos comme ceux-là. C’est complètement faux et la réalité, c’est que ce sont des gens qui sont investis d’une vocation d’abord, et tous sexes confondus. Enseigner, c’est plus qu’une tâche, c’est plus qu’un métier. Il faut aller dans les écoles pour le voir», a-t-il déclaré.

Le ministre a ensuite affirmé avoir beaucoup de respect pour les enseignants et avoir «l’immense privilège» de travailler avec eux, avec les fonctionnaires et «tous les partenaires qui travaillent de près ou de loin avec nos enfants».

Il n’a toutefois pas voulu s’étendre sur la question.

«Écoutez, j’espère ne pas y passer toute l’entrevue. Ce n’est pas nécessaire de donner plus d’espace à des propos comme ceux-là», s’est-il limité à dire.