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Attaque «chimique» en Syrie: Lavrov s’entretient au téléphone avec Tillerson

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Photo AFP Rex Tillerson

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MOSCOU - Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est entretenu vendredi au téléphone avec son homologue américain Rex Tillerson, en regrettant notamment l’opposition de Washington à une proposition russo-iranienne d’enquêter sur l’attaque chimique présumée en Syrie début avril.

«Une conversation téléphonique entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a eu lieu à l’initiative américaine», a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

Lors de cet entretien, M. Lavrov a notamment «exprimé ses regrets face à l’opposition des États-Unis au sein de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à l’initiative (...) d’envoyer en Syrie des inspecteurs pour vérifier les informations sur le recours au gaz sarin à Khan Cheikhoun» en Syrie le 4 avril, précise le communiqué.

MM. Lavrov et Tillerson «se sont mis d’accord pour (...) examiner de nouveau une possibilité d’ouvrir une enquête objective sur cet incident sous l’égide de l’OIAC», selon la même source.

Ils sont également convenus de lancer «le plus vite possible un groupe de travail (...) chargé de chercher des solutions pour lever les points de friction des relations bilatérales», au plus bas depuis la fin de la Guerre froide en raison notamment de la crise ukrainienne et du conflit en Syrie, ajoute le communiqué.

L’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques a rejeté jeudi lors d’un vote la proposition de Moscou et Téhéran de mettre en place une nouvelle équipe chargée d’enquêter sur l’attaque chimique présumée en Syrie début avril.

Le projet de texte russo-iranien, dont l’AFP a pris connaissance, appelait à la mise sur pied d’une investigation «pour établir si des armes chimiques ont été utilisées à Khan Cheikhoun et comment elles ont été livrées sur le site de l’incident présumé».

Une telle initiative ne tenait pas compte de l’enquête de l’OIAC pourtant déjà en cours sur l’attaque présumée qui a fait 87 morts, dont 31 enfants, dans cette petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes dans la province d’Idleb (nord-ouest).

Moscou et Téhéran demandaient également aux enquêteurs de se rendre sur la base aérienne de Shayrat, frappée par les États-Unis après l’attaque chimique présumée du 4 avril, pour «vérifier les allégations concernant le stockage d’armes chimiques» à cet endroit.