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Dwight King comme capitaine!

SÉRIES : Rangers c. Canadiens
Photo d’archives, Martin Chevalier

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Le Canadien est «accumulé» au pied du mur, aurait dit Piton. Les joueurs se sont réveillés «en cerceau» ce matin, obligés d’aller vaincre les Rangers au Madison Square Garden.

Tout ça, évidemment, c’est de la faute à Max Pacioretty. On va se faire taper la rengaine toute la journée. Le fiel va couler et les babines vont se pourlécher. Du sang, on veut du sang. Pas de la morve courageuse, du sang de décapité.

C’est pas brave, c’est le Canadien au Québec. D’ailleurs, ça fera juste une deuxième journée de mauvaise humeur de suite après celle d’hier. À me demander ce que le fan avait mangé en lisant mon Journal et en écoutant ma station de radio favorite quand même.

Le monde était déjà enragé après le capitaine. On a passé la journée à déblatérer sur le dos de Capitaine Max. Tout y est passé. Même qu’à un moment donné, on niait toute valeur à ses 35 buts annuels.

ON HUE LE TALENT

Heureusement, il y a des avantages à avoir une bonne mémoire. On a hué Maurice Richard quand il a commencé à ralentir et pourtant, à cette époque, les gens devaient applaudir et huer pour vrai. Ce n’était pas un système de son monstrueux qui créait l’illusion de l’excitation.

Puis, quand le Canadien s’est fait éliminer trois fois de suite lors des trois premières saisons de capitanat de Jean Béliveau, même le leadership du grand Jean a été remis en question.

Gênez-vous pas. Sortez la liste des capitaines très talentueux qu’on a bafoués sur la place publique. Yvan Cournoyer, Serge Savard, Pierre Turgeon, Saku Koivu. Nommez les talentueux, ils ont été conspués et décriés. Les envieux ne peuvent endurer le talent, il faut lui faire payer le gros prix.

En fait, les deux seuls capitaines à avoir eu la sainte paix pendant tout leur capitanat avec le Canadien auront été Bob Gainey et Guy Carbonneau. Deux gagnants du trophée Selke remis à des joueurs pour les récompenser pour leur brio défensif.

Autrement dit, quand Carbo et Gainey ne marquaient pas, ce n’était pas grave, ils n’étaient pas supposés compter. Ça leur donnait un énorme avantage pour exercer leur leadership dans le vestiaire. Ils pouvaient critiquer et babouner à leur aise, eux autres n’avaient pas la pression de compter. Les fefans ne pouvaient pas chialer, y avait rien à analyser.

Comment voulez-vous que Max Pacioretty ose parler ce matin dans cette équipe? Pensez-vous que les joueurs ne lisent pas les journaux, les médias sociaux et n’écoutent pas la télé et la radio?

DWIGHT KING POUR CAPITAINE

J’ai fait le test avec une couple de mes confrères. En leur demandant quel joueur avait le moins la pression de compter. La majorité m’a répondu que c’était Dwight King.

Quand Max Pacioretty sera trop écœuré de cette pression insensée créée de toutes pièces par les pseudo-experts de la télé et de la radio qui n’ont jamais scoré de leur carrière et des fans frustrés de la vie, il pourra prendre son «C» et aller le coudre sur le chandail de Dwight King. Les fefans vont avoir un capitaine qui ne pourra pas les décevoir.

Prenez en troisième quand Pacioretty s’est échappé tout fin seul devant Lundqvist. On a entendu un murmure d’espoir puis une grande déception dans la foule quand il n’a pu déjouer le gardien des Rangers. Pacio ne le savait pas encore mais il venait d’envoyer les deux équipes en prolongation. Avec une issue bien douloureuse. Je voyais déjà ce qui se préparait.

Au moins, si ç’avait été Capitaine Dwight, le monde aurait été content quand même.

DANS LE CALEPIN

Comme je le disais hier, la question du jour est de savoir combien d’années et combien de millions Marc Bergevin va offrir à Alexander Radulov pour le garder à Montréal. Au moins cinq ans...et 35 millions? À le regarder se démener en fin de deuxième comme un diable noyé dans l’eau bénite, on se dit qu’il vaudrait quand même un peu plus que Tomas Plekanec. Vous ne trouvez pas?