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Là où ça fait mal

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Classez cette défaite dans la catégorie de celles qui font mal. La série n’est pas terminée, certes, mais il faudra voir comment le Canadien va se relever demain soir, à New York. Ça va prendre une forte dose de caractère.

La soirée avait pourtant bien commencé. Les hommes de Claude Julien montraient qu’ils étaient animés du sentiment d’urgence.

Ses joueurs accomplissaient en première période des choses qu’un entraîneur souhaite voir dans un match crucial.

Carey Price a réussi le genre de premier arrêt qui peut donner le ton à un match aux dépens de Mats Zucarello.

Andrew Shaw a livré un furieux combat à un adversaire (Brendan Smith) à qui il concédait 32 livres et trois pouces en taille.

Artturi Lehkonen a marqué le premier but du match.

Le Tricolore a fait un premier faux pas à sa première supériorité numérique. Alex Galchenyuk a perdu la rondelle en zone offensive, ce qui a mené à une montée en surnombre des Rangers.

But Jesper Fast sur une belle passe de Mika Zibanejad.

Le Canadien s’est racheté au cours de ce même avantage en reprenant les devants grâce à Brendan Gallagher.

Bonne première période.

Deux supériorités loupées

En deuxième, le Canadien a bénéficié de deux supériorités numériques au cours des premières six premières minutes, sans toutefois en tirer profit.

Un but ou deux aurait certainement aidé, mais le Tricolore n’a pas baissé les bras. Il a continué à dicter le jeu jusqu’à la 12e minute environ de la deuxième.

Puis, comme on l’a vu à quelques reprises dans cette série, le momentum a changé de côté.

Comme ça, tout simplement, d’un claquement de doigts.

Les Rangers ont créé l’égalité avec moins de deux minutes à faire en deuxième et le Canadien n’a plus joué avec la même ardeur.

Plus le match avançait, plus les Rangers étaient menaçants.

Les joueurs du Canadien jouaient nerveusement en territoire défensif.

On avait beau se dire qu’ils étaient encore dans le match, l’optimisme n’était pas au maximum.

À un moment donné, Max Pacioretty s’est présenté seul devant Henrik Lundqvist, mais le vétéran gardien a fait l’arrêt en allongeant la jambière.

En une seconde, il aurait pu devenir l’homme des grandes occasions, mais non.

Son calvaire se poursuit.

Prolongation à sens unique

En prolongation, on voyait bien que le Canadien avait perdu ses repères.

Les Rangers dominaient largement. Plus rien ne fonctionnait pour le Bleu-Blanc-Rouge.

L’issue était inévitable.

Les Rangers ont gagné.

Et maintenant?

Le Canadien n’a plus de marge d’erreur. Il gagne demain soir au Madison Square Garden ou bien il tombe en vacances.

Tous les joueurs devront jouer avec l’énergie du désespoir.

Pacioretty devra trouver un moyen de trouver le fond du filet. La pression monte. La situation l’agace. Il est moins patient avec les journalistes. Il est à pic.

Ça fait partie du métier.

Mais il est payé pour la mettre dedans. On s’attend à ce qu’un marqueur régulier de 30 buts comme lui en saison régulière soit aussi efficace et surtout opportuniste en séries.

Il doit marquer.

Lundqvist est fort

De son côté, Carey Price devra effectuer un arrêt ou deux de plus.

C’est fou à dire quand on regarde son pourcentage d’arrêts et sa moyenne de buts accordés.

Mais jusqu’ici dans cette série, il a exercé un moindre impact sur le Canadien que son opposant Henrik Lundqvist sur les Rangers.

Le Roi Henrik est en grande forme. Il joue comme à ses beaux jours. Il est difficile à battre.

Voilà où en sont les choses.

Le Canadien est dans les câbles.

Demain soir, ça passe ou ça casse.