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L’auteur des menaces contre Bissonnette expulsé du pays

Alexandre Bissonnette
Photo d'archives, Stevens Leblanc Alexandre Bissonnette

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Celui qui a menacé de mort Alexandre Bissonnette, le présumé auteur de l’attentat de la mosquée de Québec, a été expulsé du pays dès le prononcé de sa sentence vendredi après-midi.

Reconnaissant sa culpabilité jeudi, Mohamed-Amine Ben-Faras revenait en cour vendredi, pour connaître sa sentence. Lors d’une courte audience où les procureurs ont proposé une sentence commune au juge, l’accusé a pu bénéficier d’une sentence avec sursis à condition d’être expulsé du pays sur-le-champ.

Officiellement, la sentence imposée est donc de 11 jours, ce qui correspond à la détention préventive subie par l’accusé depuis son arrestation le 15 avril. Une probation de trois ans où il lui sera interdit de séjourner au Canada et de posséder des armes a aussi été imposée.

Escorté vers l’aéroport

C’est donc dire que dès sa sortie de prison, vendredi après-midi, l’homme de 33 ans a été escorté par des agents de l’Agence des services frontaliers du Canada vers l’aéroport de Montréal afin de s’assurer de son départ.

L’homme d’origine marocaine est détenteur d’un passeport italien.

« Raisonnable »

«Ça me paraît raisonnable si on prend en compte toutes les circonstances», a dit sur le banc le juge Alain Moran. Le juge a aussi estimé que la détention de onze jours était «suffisante».

Le procureur Sabin Ouellet a confirmé que l’Agence des services frontaliers du Canada prendrait en charge Ben-Faras dès sa sortie du palais de justice de Québec vendredi, et ce, jusqu’à ce qu’il soit dans un vol vers l’Italie. «Il ne pourra pas revenir au Canada pendant les trois prochaines années», affirme le procureur.

Ben-Faras, le neveu de la victime de l’attentat Azzidine Soufiane, avait pris un avion de Londres vers Montréal le 12 avril dernier dans le but de venir voir de la famille. L’accusé est ensuite allé à l’épicerie de la famille Soufiane ainsi qu’à la mosquée où il a tenu des propos menaçants contre l’auteur présumé de l’attentat, Alexandre Bissonnette.

En plaidant coupable, Ben-Faras a dit avoir fait ses menaces sous le coup de la «colère» après la mort de son oncle, mais qu’il n’avait aucunement l’intention de mettre ses menaces à exécution et qu’il n’avait d’ailleurs pas d’arme.