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Stevenson se moque de Pascal

Le champion du monde WBC n’a pas l’intention de donner un combat à son compatriote

Jean Pascal et Adonis Stevenson
Photo Pierre-Paul Poulin Jean Pascal et Adonis Stevenson

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Adonis Stevenson et Jean Pascal entretiennent une rivalité qui date de plusieurs années. Ils en ont écrit un autre chapitre, vendredi, lors de l’annonce du gala du 3 juin présenté par le groupe GYM.

Tout d’abord, on a confirmé que Stevenson (28-1, 23 K.-O.) affrontera Adzrej Fonfara (29-4, 17 K.-O.) dans un combat revanche qui surviendra trois ans après le premier duel. De son côté, Pascal (31-4-1, 18 K.-O.) se mesurera à Alvarez (22-0, 11 K.-O.) en demi-finale de cette carte présentée au Centre Bell.

Toutefois, c’est une question du Journal de Montréal qui a donné droit au point culminant de cette conférence de presse.

«Adonis, pourquoi tu n’as jamais voulu affronter Jean Pascal?» a demandé l’auteur de ces lignes.

À cet instant, le champion du monde WBC des mi-lourds a pris un micro avant de se diriger vers Pascal. Il a alors expliqué les détails des négociations qui ont eu lieu entre les deux pugilistes il y a quelques années avec un large sourire.

À un certain moment, il s’est permis de s’asseoir sur l’ancien monarque des 175 lb comme le ferait un enfant sur un père Noël. Une scène qui a fait rire toutes les personnes présentes au restaurant.

Durant son allocution de quelques minutes, il posait des questions à Pascal à seulement quelques pouces de son visage. Il est notamment revenu sur le fait qu’il était prêt à seulement lui remettre 30 % de la cagnotte s’il devenait aspirant obligatoire.

«Si tu avais remporté les ceintures contre (Sergey) Kovalev, les négociations auraient été encore plus intéressantes et tu aurais eu plus que 30 %», a souligné Stevenson. On n’est pas à l’émission Le Banquier quand même!

«Après ses deux défaites contre Kovalev, il voulait m’affronter, mais ce n’était pas logique.»

Conclusion avec un bec

Stevenson a fini son monologue en donnant un gros bec à Pascal, qui n’a pas eu l’air d’apprécier.

Par la suite, en entrevue individuelle, Stevenson a imagé ses propos tenus plus tôt.

«Quand le bateau passe, il faut que tu sautes dedans, a souligné le Québécois d’origine haïtienne. Pascal a décidé de ne pas le faire. Il doit maintenant nager pour le rattraper.»

Contrairement aux rumeurs, Stevenson a mentionné qu’il n’entretenait aucune rancune personnelle à l’endroit de Pascal.

Pascal impassible

Durant le cirque de Stevenson, Pascal a fait preuve d’un calme désarmant, et ses propos sont demeurés posés.

Il faut dire que ça faisait plusieurs jours que le protégé de Stéphan Larouche se préparait mentalement à une telle scène de la part du client d’Al Haymon. S’il avait perdu patience, il savait très bien qu’il aurait envoyé un message de faiblesse au clan d’Eleider Alvarez, son prochain adversaire.

«Je ne suis pas surpris par ce qu’il a fait. Par contre, il y a une manière et un temps pour faire le spectacle, a-t-il affirmé. Pour le moment, ma concentration est sur Alvarez.

«Pour ce qui est des explications de Stevenson, il fournit les mêmes depuis cinq ans. Si tu veux vraiment affronter quelqu’un, tu peux le faire.»

Stevenson a réitéré son souhait d’unifier les titres des mi-lourds contre Andre Ward ou Sergey Kovalev après son combat du 3 juin. Si ça ne se réalise pas, il n’a pas promis qu’il affronterait le gagnant du duel Pascal-Alvarez à l’automne. «Je prends tous les défis, mais ce n’est pas moi qui décide», a-t-il mentionné.