/misc
Navigation

Un bien lourd contrat

Un bien lourd contrat
Photo Pierre-Paul Poulin

Coup d'oeil sur cet article

Les visages étaient longs dans le vestiaire du Canadien. Carey Price y allait de réponses sèches et courtes.

«On doit maintenant se concentrer sur le prochain match», a-t-il débité, le regard au beau fixe.

Cette défaite a fait très mal, dans un Centre Bell survolté qui est tombé muet après le but en prolongation. Un grand silence collectif.

On peut comprendre, car les statistiques ne mentent pas: à 2 à 2, le vainqueur du match numéro 5 remporte la série dans 78,1 % des cas.

Le Canadien pourra-t-il se remettre de cette dure défaite et forcer un septième match en l’emportant demain au Madison Square Garden?

Un lourd contrat. Les hommes de Claude Julien sont dans le coup, les matchs sont serrés, mais il manque cette étincelle qui ne vient pas au bon moment.

«C’est le temps d’élever leur jeu», a dit Julien au sujet des gros canons du club.

Comme bien des partisans, il garde espoir que Max Pacioretty finira par en mettre une dans le filet.

Pendant ce temps, les Predators et P.K. Subban viennent d’éliminer les Blackhawks en quatre matchs. Ouch!

Physique à souhait

Non mais est-ce assez physique à votre goût, cette série? Personne ne s’attendait à une telle pétarade de coups d’épaules de la part de deux clubs avant tout réputés pour leur vitesse.

Le Canadien avait déjà donné 25 mises en échec après la seule première période. C’est pas mêlant, tout le monde fonce dans le tas, même Paul Byron et ses 160 livres. Six mises en échec, le cher Paul! Ça lui en fait pas moins de 23 depuis le début des séries, au sommet du circuit derrière des types aguerris au jeu robuste comme Matt Martin et Brandon Dubinsky.

Mais ça fatigue son homme, déployer autant d’énergie. Toute cette émotion enflamme le Centre Bell et c’est beau à voir. Sauf que si on n’en profite pas, il s’agit d’un petit jeu dangereux. Poussant sa machine à fond, le Canadien a raté trop de chances en deuxième période et a manqué un peu de jus par la suite.

Des Rangers méthodiques ont gagné leurs batailles le long des rampes et ont grugé petit à petit le territoire du Canadien.

C’est pourquoi ils l’ont emporté.