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Enquête de l’UPAC: Jean Charest clame son innocence, Marc Bibeau est outré

Jean Charest
Photo d'archives

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MONTRÉAL | L’ex-premier ministre Jean Charest a réfuté mardi soir les allégations qui le visent à la suite des révélations de notre Bureau d'enquête.

«Je prends acte de la déclaration du Directeur des poursuites criminelles et pénales à l'effet qu'"aucun dossier ne lui a été transmis". Je ne ferai aucun autre commentaire, si ce n'est pour réaffirmer mon innocence face aux allégations qui circulent.»

Lundi, notre Bureau d’enquête révélait que l’UPAC a scruté les allées et venues de Jean Charest et de Marc Bibeau jusqu’en 2016 dans le cadre d'une enquête sur les liens entre le financement politique et l'octroi de contrats publics.

Marc Bibeau s’est dit «outré» mardi par les révélations.

«Notre client est outré par le fait que de l’information obtenue en cours d’enquête pourtant confidentielle y compris des renseignements personnels soit délibérément coulée dans les médias dans le seul but de porter atteinte à sa réputation sur la foi de conjectures», tel qu'écrit dans la déclaration transmise à TVA Nouvelles par le biais de son avocat William Brock.

L'UPAC a ciblé ces deux hommes, ainsi qu'une trentaine d'autres personnes, dont l'ex-ministre Line Beauchamp et l'ex-directrice du financement du Parti libéral du Québec (PLQ), Violette Trépanier, dans le cadre d'une enquête criminelle nommée Mâchurer.

Dans la foulée des révélations, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a déclenché une enquête interne pour faire la lumière sur la fuite ayant mené aux révélations de notre Bureau d’enquête.

L’UPAC a expliqué par communiqué qu’elle veut «identifier l’origine de la transmission de documents confidentiels» dans le cadre de l’enquête Mâchurer.

«Il n’est pas dans l’intérêt commun que des documents et des contenus d’enquête soient étalés sur la place publique. Cette divulgation pourrait être lourde de conséquences alors que les enquêteurs de l’UPAC sont maintenant soumis à des pressions inutiles qui pourraient entraver leur travail», a dit le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière.

«L’enquête Mâchurer se poursuit et elle sera soumise au Directeur des poursuites criminelles et pénales lorsque tous les éléments de preuves seront amassés et analysés, et que l’enquête sera entièrement complétée», a poursuivi M. Lafrenière.