/opinion/columnists
Navigation

Charest-Bibeau: questions

Charest-Bibeau: questions
photo d’archives, simon clark

Coup d'oeil sur cet article

Quelques questions sur l’enquête que l’UPAC aurait menée sur Marc Bibeau et Jean Charest.

Cette enquête est-elle encore en cours?

Si elle n’est plus en cours, pourquoi? On a frappé un mur? On manquait de preuves? Les faits n’étaient pas concluants?

Y a-t-il eu une ingérence politique? La décision d’arrêter cette enquête pourrait-elle venir d’en haut?

En mars 2009, une filature policière impliquant un ancien dirigeant de la FTQ-Construction, Eddy Brandone, a été interrompue après qu’il fut entré en contact avec le premier ministre Jean Charest.

Pourquoi? Qui a pris la décision d’interrompre cette filature?

Est-ce normal qu’un premier ministre ait des relations aussi étroites avec un bénévole qui organise des opérations de financement pour son parti?

Pourquoi la photo de Jean Charest apparaît dans un diagramme illustrant le «financement politique illégal» qui aurait eu cours pendant une décennie au PLQ?

Quel était le rôle du premier ministre dans ce réseau? Que savait-il?

Était-il au courant de l’existence de ce réseau?

Pourquoi Marc Bibeau n’a jamais été entendu à la commission Charbonneau, alors que son nom revenait régulièrement dans de nombreux témoignages?

Pourquoi Jean Charest n’a pas été appelé à témoigner lors de la commission Charbonneau?

Nathalie Normandeau serait-elle un bouc émissaire, une victime que l’on sacrifie pour protéger le reste du troupeau?

Si l’ex-vice-première ministre coule, va-t-elle nommer des noms?

Qui a eu intérêt à faire couler les documents publiés par le Bureau d’Enquête? Pour quelle raison?

Voulait-on «relancer» une enquête qui avait été interrompue, mise sur la glace?

C’EST DANS L’AIR

Comme l’affirmait Mario Dumont lundi soir, quand le reportage du Bureau d’Enquête a été publié, il faut aller au bout de cette histoire.

Ça fait trop longtemps que ces questions flottent dans l’air et que toutes sortes de rumeurs circulent.

Nous avons le droit de savoir ce qui s’est passé et de connaître le nom des personnes impliquées dans ce réseau de financement illégal.

Quel était le rôle exact de Marc Bibeau au sein du PLQ? Quelle était la nature de ses relations avec le premier ministre? Pourquoi en menait-il si large? Qui le protégeait?

Y a-t-il des gens impliqués dans ce réseau qui occupent des postes importants au sein de l’actuel gouvernement?

Pourquoi la commission Charbonneau n’a distribué aucun blâme dans son rapport de 1741 pages?

Pourquoi Jean Charest a-t-il attendu si longtemps avant de donner le feu vert à la création d’une commission d’enquête sur les liens entre l’octroi des contrats publics et le financement illégal? Jean Charest savait-il qu’il était l’objet d’une enquête de la part de l’UPAC?

ÇA SENT MAUVAIS

En France, les électeurs ont disqualifié François Fillon parce qu’ils en avaient ras le bol des «affaires».

Nous ressentons le même écœurement.

«Tout ce qui traîne se salit», dit l’adage.

Ça fait trop longtemps que cette histoire traîne. Si on attend trop pour faire la lumière, elle risque de salir l’actuel gouvernement...