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Actuel, moderne, futuriste, audacieux. Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire la nouvelle création du Cirque du Soleil, Volta. Baignant dans l’univers des sports d’action, en plus d’être propulsé par la musique de l’étoile mondiale de l’électro, Anthony Gonzalez (M83), le spectacle nous montre un Cirque plus jeune et fringant que jamais. Une bouffée de fraîcheur qui devrait rejoindre une nouvelle génération.

JEUNE ET FUTURISTE

Les inspirations dans Volta sont nombreuses. Dès l’ouverture, avec le jeu télévisé, on se croit dans une séquence de Hunger Games. Plus tard, des personnages dépendants à la technologie nous font penser à la série Black Mirror. Le spectacle possède quelques éléments futuristes qui ne sont pas sans rappeler Blade Runner. Un univers très vivant.

LES SPORTS D’ACTION EN VEDETTE

Mis à part un numéro de «suspension capillaire» à donner froid dans le dos, ce sont les segments de sports d’action qui volent la vedette dans Volta. Le vélo est utilisé dans trois numéros: un poétique duo de BMX «flatland» et ballet, un impressionnant numéro d’escalade avec un vélo «trial» et, surtout, le numéro final où des BMX «vélocross» tournoient dans un époustouflant roulodrome. Renversant!

GÉNIALE MUSIQUE DE M83

S’il y a un aspect que l’on gardera longtemps en mémoire à propos de Volta, c’est à quel point la musique d’Anthony Gonzalez se marie bien aux numéros acrobatiques. L’artiste français, qui connaît un succès planétaire avec M83 depuis quelques années, a composé des morceaux tantôt entraînants, tantôt envoûtants, qui rendent le spectacle encore plus captivant. Cela faisait longtemps que nous avions apprécié à ce point la musique d’un spectacle du Cirque du Soleil sous chapiteau. L’album de Volta pourra très bien s’écouter indépendamment du spectacle.

DE TRÈS RARES BÉMOLS

Les moments faibles dans Volta se font très rares. Même les numéros de clown s’avèrent hilarants. Ce que l’on peut reprocher au spectacle, c’est de manquer un peu de diversité dans deux numéros, en présentant presque coup sur coup des segments semblables avec le parkour et les cerceaux. L’effet de surprise lors de ce deuxième numéro n’est pas très grand après avoir vu les prouesses des artistes de parkour.

LE VERDICT

On a souvent reproché au Cirque du Soleil de rester dans ses pantoufles, avec les spectacles sous chapiteau. Ici, c’est loin d’être le cas. La compagnie prend plusieurs risques avec ce spectacle électrisant qui pourrait secouer un public plus conservateur. On conseille fortement aux amateurs de M83 qui ne sont jamais allés voir le Cirque de se procurer des billets pour Volta. La musique épique du compositeur vaut le détour.