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Plus de bourses au cégep

Le nombre d’étudiants parents et handicapés expliquerait la hausse

Isabelle Pellerin cégep
Photo Dominique Scali Isabelle Pellerin est étudiante à la technique en éducation spécialisée et mère d’un garçon de trois ans. Elle a commencé un stage et fait du bénévolat à l’organisme La Petite maison Miséricorde, qui vient en aide aux mères monoparentales.

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L'explosion du nombre d'étudiants handicapés a fait en sorte que le gouvernement doit verser plus de prêts et bourses aux cégépiens, même si le nombre d'étudiants diminue.

Le montant d’aide financière versé à des cégépiens a en effet augmenté de 25 % au cours des cinq dernières années, indiquent des chiffres rendus publics par le ministère de l’Éducation cette semaine. En 2015-2016, on comptait presque 6000 bénéficiaires de plus qu’en 2011 (voir encadré).

Pourtant, la population des établissements collégiaux tend plutôt à diminuer, si l’on se fie aux chiffres du ministère.

Parents et étudiants

«Plus d'étudiants sont admissibles à une aide financière et les étudiants admissibles ont eu droit à plus d'aide», explique Simon Fortin du ministère.

Cette hausse s’expliquerait notamment par le fait que les cégeps attirent de plus en plus d’étudiants qui ont des enfants à leur charge, ainsi que de personnes handicapées, observent les acteurs du milieu.

Leur situation particulière étant prise en considération dans le calcul de l’aide qu’ils reçoivent, leur arrivée peut donc faire grimper les prêts et bourses accordés.

«C’est une bonne nouvelle. Ça veut dire que le cégep est maintenant accessible à une population [étudiante] atypique», se réjouit Rose Crevier-Dagenais, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

Rose Crevier-Dagenais. Présidente FECQ
Photo courtoisie
Rose Crevier-Dagenais. Présidente FECQ

Isabelle Pellerin, 32 ans, fait partie de cette population atypique qui a droit aux prêts et bourses. Mère d’un garçon de trois ans, elle a choisi le Cégep du Vieux-Montréal parce qu’elle savait qu’elle ne serait pas la seule étudiante plus âgée. «Dans un de mes cours, on est même six étudiants parents», note-t-elle.

De plus en plus de cégeps mettent des politiques en place pour leur faciliter la vie, remarque Sylvie Lévesque de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec. Par exemple, certains ont un service de garde à même l’établissement et vont réserver des places pour les étudiants parents.

Hausse Vertigineuse

Quant aux étudiants handicapés, leur hausse est vertigineuse. Ils n’étaient que 1303 à étudier au cégep en 2007. Ils sont maintenant 11 337, soit 10 fois plus nombreux, montrent des chiffres de la Fédération des cégeps.

«Il faut se féliciter. Les mesures instaurées au secondaire [pour soutenir les étudiants handicapés] fonctionnent», dit Mme Crevier-Dagenais.

PRÊTS ET BOURSES AU CÉGEP

Nombre de bénéficiaires

  • 2015-201:6 ­54 562
  • 2014-2015: 53 205
  • 2013-2014: 51 852
  • 2012-2013: 50 974
  • 2011-2012: 48 624

Montants

  • 2015-2016: ­318M$
  • 2014-2015: 306M$
  • 2013-2014: 288M$
  • 2012-2013: 288M$
  • 2011-2012: 255M$