/opinion/columnists
Navigation

Dure semaine au bureau

Coup d'oeil sur cet article

Si Philippe Couillard avait pu s’éviter une partielle dans Louis-Hébert, il l’aurait fait.

Le départ de Sam Hamad porte à quinze le nombre de parlementaires qui ont démissionné au cours de cette législature, égalant le record de 1981.

Parmi eux, six anciens ministres libéraux mécontents. Quand un gouvernement va bien, ces choses-là n’arrivent pas si souvent.

Collègue apprécié

Philippe Couillard aimait Sam Hamad, tout comme ses collègues, de nombreux partenaires politiques à Québec et une partie significative des animateurs des radios privés, ce qui n’est pas anodin dans la capitale. Si le premier ministre avait senti qu’il pouvait ramener son ami de Louis-Hébert au cabinet, il l’aurait fait.

Mais voilà, la cause était entendue. L’ingénieur qui s’était rendu sympathique avec ses déclarations approximatives, n’a jamais pu récupérer de l’affaire Premier Tech ayant entraîné sa rétrogradation, qui devait être temporaire, puis son étrange fuite en Floride.

Ex-vedette

À son arrivée en politique en 2003, Sam Hamad était présenté comme un candidat vedette de Jean Charest dans la capitale nationale. Associé chez Roche, ancien président de la chambre de commerce et proche de Marc-Yvan Côté, ce qui ne nuisait pas à l’époque, il était destiné à jouer un rôle d’avant-plan dans la région.

Sujet d’une première rétrogradation dont il avait énormément souffert en 2005, le député de Louis-Hébert était déterminé à ne pas revivre le supplice de conduire les vingt minutes de voiture le séparant du parlement trop longtemps. Aussi a-t-il préféré prendre son congé après un an sur les banquettes arrière.

L’entourage du premier ministre passait déjà une dure semaine au bureau avec les fuites de l’enquête Mâchurer, l’interminable déconfiture du directeur de cabinet et les allégations d’ingérence proférées par le président de la Fraternité des policiers.

Si la démission de Sam Hamad avait été dans les plans, elle serait survenue avant le déclenchement de la partielle dans Gouin.