/news/politics
Navigation

Plaidoyer pour la loi 101 au cégep

Une trentaines d’associations de comté ont adopté une résolution pour influencer Lisée

Jean Francois Lisee
Photo Simon Clark Le chef péquiste Jean-François Lisée ne veut plus étendre la Loi 101 au cégep, contrairement à certains de ses militants, dont Marc Laviolette, président de l’association péquiste de Beauharnois, qui veut appliquer la charte de la langue française au cégep.

Coup d'oeil sur cet article

Un mouvement s’organise au Parti québécois pour forcer Jean-François Lisée à s’engager en faveur de l’application de la loi 101 dans les cégeps.

Une trentaine d’associations de comté péquistes ont adopté une résolution en ce sens dans les dernières semaines. Rappelons que le chef péquiste veut larguer cette mesure qu’il juge trop controversée, mais qui est actuellement inscrite noir sur blanc dans le programme du PQ.

C’est le cas de l’association de Beauharnois. Son président, l’ex-syndicaliste Marc Laviolette, veut qu’on mette fin au transfert grandissant des étudiants francophones vers le réseau anglophone.

«Ce n’est pas un pied de nez à M. Lisée, mais dans le parti, c’est les membres qui tranchent. Moi, les grands archevêques qui décident de tout pis qui veulent sauver le monde tout seul, ça marche pas», insiste-t-il, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

«Il faut avoir de la colonne »

À ceux qui estiment que l’application de la Charte de la langue française au cégep sème la division, M. Laviolette réplique qu’il ne faudrait pas que le PQ se «déguise en courant d’air».

«Il faut avoir de la colonne pour défendre le français au Québec, renchérit le représentant du SPQ Libre, un club politique qui représente l’aile plus à gauche. En politique, tu ne peux pas être sans saveur ni odeur, le PQ est un parti souverainiste, on défend la nation québécoise pis on défend le français.»

Marc Laviolette est prêt à accepter la proposition de Jean-François Lisée de permettre aux étudiants francophones d’aller faire une session dans un cégep anglophone. À condition toutefois que la loi 101 agisse comme «cran d’arrêt» dans le réseau collégial.

«Ce n’est pas un défi au chef, c’est une affirmation des membres, moi je ne veux pas me braquer contre le chef», tient-il à préciser.

Résolutions débattues

Les résolutions adoptées par les associations de comté seront débattues à compter de cette fin de semaine dans les congrès régionaux. Si elles sont retenues, elles aboutiront au Congrès national du PQ, qui se tiendra en septembre prochain. C’est à cette occasion que le programme du parti sera adopté en vue des prochaines élections de 2018.