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Un doublé pour Zaz

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MONTRÉAL - Un an après avoir rempli la Salle Wilfrid-Pelletier, la chanteuse française Zaz s’attaquait au Centre Bell samedi soir. Une pointure trop grande pour son pied sautillant? Pas du tout.

Si elle a redoublé d’effort pour conquérir le public du Centre Vidéotron à Québec jeudi, Isabelle Geffroy de son vrai nom et dont le surnom circule dans la province depuis quelques années n’a pas eu de fil à retordre ici.

Son bassin de fans s’est certes élargi au fil du temps, mais son passage à «La Voix» dimanche dernier a certainement contribué à en gonfler les rangs, à en juger les quelque 8000 personnes de tous âges qui ont répondu à l’appel.

Énergie débordante

Sur le coup de 21 h, un segment instrumental, enveloppé de synthétiseur, a servi d’introduction à la chanson rock «La fée».

«Je suis trop contente d’être là. Ça se voit et ça s’entend», s’est empressée de nous dire notre hôte à l’énergie débordante, avant d’amorcer en cinquième vitesse «Comme ci comme ça», accompagnée de tapements de mains, et «Paris sera toujours Paris» de Maurice Chevalier, qui nous replonge dans les années folles du music-hall français.

Une enfilade hétéroclite, certes, mais qui a permis à l’artiste qui soufflera 37 bougies lundi de montrer toutes ses couleurs sous les projecteurs, eux aussi faisant le tour de la roue chromatique.

Chapeau d’ailleurs à la facture visuelle, qui convenait à l’amphithéâtre. Sur un mur de lumières DEL à l’arrière-scène se formaient entre autres des toits de maisons illuminés, évoquant Paris des années 1930.

Un bémol

Malheureusement, l’élan fédérateur que son succès radiophonique «Si jamais je suis» n’a pas manqué de produire en début de spectacle a aussitôt été réfréné par «Si je perds» et «Deterre», deux pièces rock et plus pesantes, qui tranchaient franchement du reste.

Grâce aux rythmes latins de «La historia» et de la gouaille parisienne des «Passants», Zaz a ramené dans ses filets l’assistance, qui a mêlé sa voix à la sienne à plusieurs reprises.

Impossible de passer sous silence les reprises d’hier et d’aujourd’hui, dont «Dans ma rue» (Édith Piaf), «Tous les cris les SOS» (Daniel Balavoine) et «Petite Marie» (Francis Cabrel), qui ont tour à tour ravi dans leur version remaniée.

On déplore seulement que la chanson «J’pas un cowboy», un duo prévu avec Lisa Leblanc, ait été reléguée en fin de programme, après avoir écrit ces lignes.