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La Sûreté du Québec enquêtera sur les allégations d'Yves Francoeur

Yves Francoeur
Photo d'archives Yves Francoeur

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La Sûreté du Québec enquêtera sur les allégations d’Yves Francœur, selon qui un dossier de trafic d’influence impliquant des élus libéraux a été «bloqué» avant le dépôt d’accusations.

C’est le ministère de la Sécurité publique qui a mandaté le corps de police, après que la directrice des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Annick Murphy, a ordonné la tenue d’une enquête criminelle pour «faire la lumière sur les allégations» d’Yves Francœur.

Pour assurer «une plus grande portée à cette enquête», la SQ a également demandé la collaboration des services de police de la Ville de Montréal et de la Ville de Québec.

Le président du syndicat des policiers de Montréal a affirmé, le 27 avril dernier, sur les ondes du 98,5 FM, qu’un dossier d’enquête de fraude impliquant deux élus libéraux, dont un toujours en poste à l’Assemblée nationale, avait été paralysé au DPCP. Il a notamment dit que les deux élus auraient fait l’objet de filature et d’écoute électronique.

«Malgré la gravité des allégations, plus de cinq jours se sont écoulés sans que ce dernier communique avec le DPCP ou rencontre l’UPAC», a indiqué le DPCP dans un communiqué tôt mardi. Pourtant, la Fraternité a assuré qu’Yves Francœur avait déjà contacté l’UPAC.

Faire la lumière

«À ce stade, le DPCP a fait toutes les vérifications possibles avec le peu d’informations dont il dispose», a souligné le DPCP.

Or, la porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, s’interroge toujours sur les vérifications qui ont été réalisées par le DPCP. Elle veut savoir si les avis de vérification d’écoute électronique ont été analysés.

«Si oui, là nous pourrions affirmer que toutes les vérifications ont été faites. Je souhaite que nous ayons la réponse. Est-ce que c’est ça qui a mené au geste exceptionnel de Mme Murphy de demander une enquête?» a questionné la députée de Joliette.

«Il y a de l’information qui est de nature confidentielle dans le travail du DPCP», a réagi la ministre de la Justice Stéphanie Vallée. «Lorsqu’on dit que le DPCP ne doit pas être politisé, il ne doit pas flancher à des pressions médiatiques, politiques ou autres.»

Par ailleurs, le gouvernement a refusé la proposition de la Coalition avenir Québec demandant que les patrons de l’UPAC, de la SQ et du DPCP soient nommés à la suite d’un vote des deux tiers de l’Assemblée nationale.

François Legault a accusé Philippe Couillard de «protéger» le système libéral.