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Jean-François Lisée a-t-il des convictions ?

Jean-François Lisée
Photo Agence QMI, Joël Lemay Jean-François Lisée

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Ainsi, Jean-François Lisée ne veut pas appliquer la loi 101 au cégep, car «ça ferait fuir les jeunes alors que le PQ est dans un processus actif de recrutement de jeunes».

Pardon?

PLAIRE À LA CLIENTÈLE

Que M. Lisée soit contre l’application de la loi 101 au cégep pour des raisons politiques ou idéologiques, parfait.

On pourrait contester sa décision, on pourrait être en désaccord avec lui, mais au moins, on se dirait: «L’homme a le courage de ses convictions, il n’a pas peur de dire ce qu’il pense et de défendre ses idées, même si ça peut choquer certaines personnes...»

Même pas.

Le chef du PQ est contre l’application de la loi 101 au cégep parce que ça rendrait son parti impopulaire auprès des jeunes.

Wow!

Comme l’a écrit Denise Bombardier, vous imaginez ce que ça va être quand viendra le temps de défendre la souveraineté?

Jean-François Lisée va-t-il dire: «On oublie ce projet, car ça risque de nous aliéner les nouveaux arrivants?»

Voyons!

Pourquoi M. Lisée fait-il de la politique, au juste? Pour défendre des idées ou pour être premier ministre coûte que coûte?

Après ça, on se demande pourquoi les électeurs sont de plus en plus cyni­ques.

À part la loi 101 au cégep, quel autre principe le chef du PQ est-il prêt à sacrifier pour séduire les sacro-saints jeunes?

LE COMMIS VOYAGEUR

On dirait que M. Lisée gère un commerce.

Les clients tripent sur les souliers rouges et bleus? Alors je vais mettre plus de souliers rouges et bleus dans la vitrine pour les attirer dans le magasin.

Et je vais dire à tous mes employés de porter des souliers rouges et bleus pour paraître cool.

Pas fort.

Comme dirait ma mère: «C’est tout petit et ça veut vivre...»

Et moi qui croyais que la stratégie du PQ était de faire du porte-à-porte et de parler à la population pour mieux expliquer et mieux vendre ses idées. Mais non. Le parti adapte ses idées à la clientèle. Il hume l’air du temps et se positionne dans la direction du vent pour séduire les jeunes.

Les jeunes tripent sur Gabriel Nadeau-Dubois? On va être plus Gabriel Nadeau-Dubois que Gabriel Nadeau-Dubois!

Répétez après moi: «Le PQ se dégabrielnadeauduboisera quand tous les Gabriel Nadeau-Dubois se dégabrielnadeauduboiseront...»

Et qu’est-ce que vous voulez d’autre, les jeunes?

Voulez-vous que mononcle Jean-François danse le bougalou? Qu’il se fasse tatouer la face? Qu’il s’habille en Yo?

SOUS LE BISTOURI

Je l’ai écrit et je continuerai de l’écrire: Jean-François Lisée multiplie tellement les stratégies absconses et complexes qu’on ne comprend plus rien.

Hâte qu’il commence à draguer les immigrants et les allophones. Ça va être beau.

Je me demande quel principe il va jeter par la fenêtre pour gagner leurs votes.

Le PQ est comme une femme d’un certain âge qui décide de passer sous le bistouri pour séduire un p’tit jeune.

C’est bien beau de se transformer, mais quand tes enfants ne te reconnaissent plus, c’est que tu y es peut-être allé un peu trop fort...