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PLQ: Quel gâchis

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Je l’ai déjà écrit il y a plusieurs mois. Le parti de Jean Lesage et de Robert Bourassa n’est plus l’ombre de ce qu’il fut jadis. Et ce constat n’est pas seulement posé par des observateurs et des opposants. Il est celui de militants libéraux désa­busés. Des hommes et des femmes qui ont les valeurs de ce parti bien ancrées en eux, mais qui ont des haut-le-cœur en pensant à la réputation qui leur colle à la peau.

Des voleurs. Des corrompus. Des élitistes pourris. Des abuseurs du système. Tant d’épithètes qui sont attribués à des militants qui, pour la quasi-totalité, ne méritent pas un iota de blâme. Quelle tristesse.

Dure réalité

C’est avec cette réalité que Philippe­­ Couillard doit également composer. Il est le porte-étendard d’un parti qui a perdu ses lettres de noblesse et il souhaite se défaire de l’image ternie de celui-ci.

Malheureusement, le purgatoire fut si bref entre son gouvernement et le précédent gouvernement libéral­­ que trop de gens n’arrivent pas à faire la part des choses. Qui plus est, une partie importante du caucus­­ et du conseil des ministres siégeait sous l’ancienne administration­­.

Alors qu’il navigue en eaux troubles, le chef du PLQ doit pouvoir compter sur un caucus qui serre les rangs. Ce n’est certainement pas en offrant des comtés occupés par des vétérans n’ayant nullement envie de quitter leur poste à des blancs becs qu’il gardera sa bande derrière­­ lui.

Relevez le défi

Pour s’imposer, monsieur Couillard­­ met donc au défi ses opposants­­ de trouver une seule controverse qui implique son gouver­nement à lui. Voilà un jeu incroyablement­­ dangereux. Donnez un os à un chien et il le grugera jusqu’à l’épuisement. Donnez un défi à des adversaires politiques et ils se réveilleront la nuit pour le relever­­ et ainsi vous couvrir de ridicule. Indéniablement, les temps sont durs pour les libéraux.