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Manifestation contre l’embourgeoisement d’Hochelaga

Manifestation contre l’embourgeoisement d’Hochelaga
Photo Frédéric T. Muckle

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Des manifestants ont tenté de perturber une rencontre entre plusieurs acteurs de l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve cherchant des solutions aux impacts de l'embourgeoisement du secteur, dimanche.

Quelques altercations entre manifestants et policiers ont eu lieu près du Chic Resto Pop lorsque certains d’entre eux ont tenté de pénétrer dans l’établissement de l’avenue d’Orléans. Deux arrestations ont été faites au cours de la manifestation selon le SPVM.

Le maire de l’arrondissement Réal Ménard a qualifié l’intervention policière de «triste», mais «justifiée» compte tenu de «l’assaut» mené envers les policiers.

Plusieurs actes de vandalisme visant de nouveaux commerces du quartier ont eu lieu dans les dernières années.

Des vitres ont notamment été brisées, des façades ont été recouvertes de peinture et des commerces saccagés.

La colère contre l’embourgeoisement du quartier a été évoquée à plusieurs reprises pour expliquer ces actes criminels.

On parle d'un phénomène d’embourgeoisement urbain lorsqu’un quartier comptant des résidents souvent moins favorisés se voit confronter à l’arrivée soudaine d’une classe de résidents plus aisés, ce qui change souvent le profil économique et social de l’endroit.

Des résidents incertains

L’événement de dimanche a été organisé pour «créer un espace d’échange et de consultation à propos du phénomène de gentrification» selon le document d’inscription de l’arrondissement pour le forum.

Cependant, autant aux assises qu’à la manifestation, l’incertitude planait sur le destin de ce quartier jadis mal-aimé et maintenant «peut-être trop aimé» comme l’a qualifié une participante.

Sandra Cordero, mère résidente d’Hochelaga, a préféré manifester, car selon elle, l’événement n’est pas vraiment représentatif de la population d’Hochelaga-Maisonneuve.

«On dirait que l’on n’existe pas», déplore-t-elle.