/24m
Navigation

Des organismes manifestent contre des mesures visant les assistés sociaux

Pierre Gaudreau, coordonnateur pour le RAPSIM
Photo d'archives Pierre Gaudreau, coordonnateur pour le RAPSIM

Coup d'oeil sur cet article

Plusieurs acteurs du milieu communautaire manifesteront mercredi pour réclamer l’abandon des mesures de la loi 70 condamnant certaines personnes assistées sociales à vivre avec 399$ par mois.

Plusieurs organismes participants dont Le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) et le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérante de Montréal (RAPSIM) s'inquiètent des répercussion possibles d’une telle baisse de revenu.

Cette réduction d’environ 35% vise spécifiquement les demandeurs jugés aptes à travailler, mais qui ne se lancent pas dans le processus de recherche d’emploi prévu par le gouvernement. La loi prévoit aussi donner au gouvernement la possibilité de retenir le chèque d'aide sociale d’une personne ne se présentant pas à un rendez-vous en lien à sa recherche d’emploi. La loi a été adoptée en novembre 2016 et est présentement en attente de règlement.

La manifestation contre le projet de loi est organisée dans le cadre la 44e Semaine de la dignité des personnes assistées sociales.

Pierre Gaudreau, coordonnateur pour le RAPSIM, explique que cette baisse de revenus amène un « risque d'accroissement d’itinérance. »

Malgré tout, Yann Tremblay Marcotte, coordonateur pour le FCPASQ, souligne que l’intention du gouvernement de bonifier l’aide sociale donnée aux assistés actifs sur le marché du travail ou impliqués socialement est un pas vers la bonne direction.

Toutefois, M. Tremblay Marcotte précise que le FCPASQ oppose la loi 70 et que l’organisme revendique une hausse de revenus pour les personnes assistées sociales plutôt que des mesures punitives les visant.

M. Gaudreau abonde dans le même sens, mais déplore quand même la façon dont le gouvernement semble vouloir s’y prendre pour aider ces gens dans le besoin: « Lutter [contre] la pauvreté, ce n’est pas condamner [les gens] à vivre avec 400$. »