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Le bras de fer s’annonce long

Artur Beterbiev
Photo d'archives Artur Beterbiev

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Artur Beterbiev n’a surpris personne lundi lorsque ses avocats ont déposé une requête en cour afin de mettre fin à son contrat avec Groupe Yvon Michel (GYM).

Depuis quelques semaines, des rumeurs circulaient voulant que tout n’était pas au beau fixe entre le boxeur et son promoteur. On a simplement eu la confirmation de cette situation avec la démarche judiciaire du Tchétchène.

Ce sont les retards de paiement de ses bourses qui ont horripilé ­Beterbiev au plus haut point. C’est arrivé à au moins deux reprises, selon le document remis à la Cour supérieure.

Selon les modalités de son contrat, Yvon Michel devait débourser 250 000 $ au pugiliste après chaque combat dans un délai de 10 jours. Il ­devait aussi donner un minimum de quatre duels chaque année.

«GYM ne voulait pas libérer Artur à l’amiable, alors on a décidé de choisir une autre option, a souligné une source au courant du dossier de ­Beterbiev. On a décidé d’aller en cour pour obtenir une décision d’un juge qui pourrait statuer que le contrat ­entre Artur et GYM n’est pas valide.»

Bien sûr, Michel tentera de contester la démarche de son protégé, qui devrait disputer un combat de championnat du monde dans la prochaine année.

Un bras de fer qui pourrait s’échelonner pendant plusieurs années et qui mettra la relation entre le promoteur québécois et Al Haymon à rude épreuve.

Le fameux brown

Selon quelques sources, Beterbiev serait déjà en négociations avec le promoteur Tom Brown, mais cette information n’est pas véridique.

«C’est faux, a précisé celui qui a les deux mains dans le dossier. Artur n’a pas encore amorcé des négociations avec un nouveau promoteur et ce ne sera pas le cas tant qu’il sera sous contrat avec GYM. Lorsque le jugement sera prononcé, il pourra le faire.»

Brown est le même avec qui Jean Pascal a paraphé une entente dans les dernières semaines. Que ce soit lui ou un autre promoteur, il devra y penser à deux fois avant d’enrôler Beterbiev.

Et ce n’est pas en raison de son potentiel dans le ring, mais bien à cause de ses exigences financières.

Dans le contexte actuel, peu d’hommes d’affaires du monde de la boxe seraient prêts à satisfaire les demandes salariales de Beterbiev.

Michel optimiste

De son côté, Yvon Michel demeure calme devant cette situation pas ­évidente.

Il est encore certain qu’il pourra organiser le combat éliminatoire IBF entre Beterbiev et l’Allemand Enrico Koellig, qui pourrait lieu à la fin de juillet à Québec.

«On est prêts à s’asseoir avec Artur pour ficeler les détails de ce duel, a souligné Michel lors de l’entraînement public d’Eleider Alvarez. On verra si c’est réciproque.»

On ne sait pas ce qu’il adviendra de la carrière de Vislan Dalkhaev, qui est le grand ami de Beterbiev. Pour le moment, celui qui ne s’est pas battu en 2017 n’a pas encore fait de demande de libération.

Pour ce qui est du poids lourd ­Arlanbek Makhmudov, dont la destinée est aussi gérée par Beterbiev, il serait maintenant surprenant qu’il paraphe un contrat avec GYM. Ses débuts professionnels ont été repoussés à plusieurs reprises depuis son arrivée à Montréal.