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Fournier revient sur une déclaration trompeuse

Periode des questions
Photo Simon Clark Le ministre Jean-Marc Fournier.

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Après avoir mis la responsabilité sur la Sûreté du Québec, Jean-Marc Fournier a dû admettre que ce sont les libéraux qui ont choisi les mots-clés à retirer de la preuve saisie par l’UPAC dans les bureaux du PLQ en 2014.

Le ministre Fournier a dit une fausseté en Chambre, mercredi, en affirmant que c’est la Sûreté du Québec qui avait «identifié quels étaient les mots-clés».

Pourtant, cette affirmation contredisait le document obtenu par notre Bureau d’enquête qui indique clairement que «la liste des mots-clés a été soumise par la partie intimée», soit le PLQ.

«Ce matin, j’ai dit les mots qui n’étaient peut-être pas les plus exacts. Je suis devant vous aujourd’hui, en ce moment, quelques minutes ou heures après, pour vous dire comment je comprends la situation», a admis le leader du gouvernement.

«À partir de là, je ne prends plus d’autres questions, je ne suis pas spécialiste en la matière. Alors, si vous voulez savoir si je me suis trompé, je vais arrêter de me tromper, je ne vais plus répondre à vos questions là-dessus.»

41 mots-clés

Selon les informations du Bureau d’enquête, le PLQ a choisi 41 mots-clés contenus dans les documents perquisitionnés par l’UPAC dans le cadre d’une enquête sur le financement du parti. Les mots «fraudes», «constats» et «Violette Trépanier» se retrouvent sur cette liste qui a permis aux avocats du Parti libéral de garder secrets 65 documents.

C’est le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qui a conclu ce protocole avec la formation politique. Ces mots-clés ont ensuite été utilisés par la Sûreté du Québec afin de trier les documents saisis et établir quel dossier devait être exclu en raison du secret professionnel. «La recherche a été faite à partir des mots qui ont été offerts par le Parti libéral», a précisé M. Fournier.

Offre du PQ

Le porte-parole de l’opposition officielle du Parti québécois en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé, offre au leader du gouvernement la chance de rectifier le tir devant ses pairs à l’Assemblée nationale. «Je ne porte pas de jugement, mais je lui offre de se prévaloir de l’article 71 du règlement pour rectifier le cas», a dit le député de Matane-Matapédia. 

De son côté, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé «qu’il n’y a pas de conspiration» pour expliquer que des documents confidentiels ont été exclus.

«C’est une technique et une procédure tout à fait normales», a affirmé le PM.

Selon Nathalie Roy de la CAQ, le PLQ aurait dû laisser les enquêteurs de l’UPAC travailler. Elle réclame plus de transparence du gouvernement libéral.