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Office national de l'énergie: Greenpeace demande à Ottawa de suspendre le processus d’évaluation du pipeline Énergie Est

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MONTRÉAL – Greenpeace a demandé mercredi au gouvernement fédéral de suspendre le processus d'évaluation du pipeline Énergie Est devant l’Office national de l’énergie (ONÉ) «tant qu’un nouveau processus d'évaluation environnementale ne sera pas en place».

Greenpeace, par la voix de Patrick Bonin, son responsable de la campagne Climat-Énergie, a de plus réitéré sa demande voulant qu’une enquête indépendante soit déclenchée pour faire «la lumière sur la rencontre secrète qui a eu lieu entre l’ONÉ et [l’ex-premier ministre du Québec] Jean Charest qui travaillait pour TransCanada».

Greenpeace réagissait ainsi à une invitation lancée mercredi par l’ONÉ, qui demande au grand public de faire part de ses commentaires sur les points devant être considérés pendant l’examen des projets de pipelines Énergie Est et du réseau principal Est, processus qui se déroulera simultanément. Les gens peuvent partager leurs réflexions d’ici le 31 mai prochain.

«Le gouvernement Trudeau a déjà approuvé plus de pipelines que ce dont l'industrie a besoin et il est donc illogique de précipiter l’évaluation du projet alors que Trudeau a lui-même reconnu que l’ONÉ devait être réformé», a dit M. Bonin, par communiqué.

Selon M. Bonin, la publication de la liste des enjeux mercredi par l’ONÉ «ne change rien au fait que le lien de confiance entre la population et l’ONÉ est brisé et qu’il le restera tant que le grand ménage n’aura pas été complété au sein des processus fédéraux d’évaluation des pipelines».

Les enjeux soulevés par l’ONÉ concernent les émissions de gaz à effet de serre «en amont et en aval du projet», a précisé l’organisme fédéral. De plus, l'ONÉ invite les gens qui partageront leurs commentaires à se pencher sur l’évaluation environnementale «en application de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012). À cette fin, le comité d’audience sollicite des commentaires sur la portée des éléments qu’il propose pour cette évaluation, qui a été élargie pour inclure des effets environnementaux possibles supplémentaires», a-t-on écrit.

 

Énergie Est

  • Longueur prévue de 4500 kilomètres
  • Le pipeline transporterait quotidiennement 1,1 million de barils de pétrole brut de l’Alberta et de la Saskatchewan jusqu’aux raffineries dans l’est du Canada et un terminal portuaire au Nouveau-Brunswick
  • Réseau principal Est
  • Construction d’un nouveau gazoduc d’environ 279 kilomètres et des installations connexes, allant approximativement de Markham à Brouseville, en Ontario