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Stevenson veut punir Fonfara

Le champion du monde WBC n’avait pas réussi de knock-out lors de son premier rendez-vous avec le Polonais

Adonis Stevenson
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Adonis Stevenson

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Lors de son premier combat contre Andrzej Fonfara, Adonis Stevenson n’était pas parvenu à l’emporter par knock-out en raison d’une blessure survenue dès le premier assaut. Le 3 juin, le champion du monde WBC des mi-lourds compte bien finir le travail qu’il a amorcé durant cette soirée de 2014.

«Je vise le knock-out comme à tous mes combats, mais je m’entraîne pour faire la limite, a souligné Adonis Stevenson (28-1-1, 23 K.-O.) à l’occasion de son entraînement public. Si ça ne se termine pas de cette façon, ce sera 12 rounds de punition.

«Pour Fonfara, je m’attends à ce qu’il soit bien préparé. Je sais qu’il a un nouvel entraîneur (Virgil Hunter) et qu’il a confiance en ses moyens.»

Par contre, le Polonais (29-4, 17 K.-O.) a connu des performances décevantes à ses deux dernières sorties. Tout d’abord, il a perdu par knock-out contre Joe Smith fils avant de remporter une victoire peu convaincante contre Chad Dawson.

«On analyse jamais un boxeur par rapport à son dernier duel, a expliqué Stevenson. Ce serait une grave erreur.

«Il est conscient que c’est sa dernière chance de devenir champion du monde. Je sais très bien dans quel état psychologique il peut être, car j’ai déjà été dans cette position. Il va tout donner.»

La fameuse unification

Comme il l’a souvent mentionné au cours des dernières années, Stevenson a mandaté son promoteur Yvon Michel et son conseiller Al Haymon de mettre un combat d’unification sur pied.

Il doit cependant attendre le résultat de la revanche entre Sergey Kovalev et Andre Ward qui aura lieu à Las Vegas, le 17 juin prochain.

«Unifier est plus important pour moi que de battre des records de défense de titre, a souligné Stevenson. C’est majeur et c’est dans cette direction qu’on s’en va.

«Pour ce qui est l’affrontement Kovalev-Ward, c’est 50-50 selon moi et je n’ai pas de préférence en ce qui concerne l’identité du gagnant. Je veux simplement les quatre ceintures.»

Par contre, ce serait plus facile d’organiser un combat d’envergure avec Kovalev. Le Russe serait moins exigeant dans ses demandes et il serait prêt à venir à Montréal pour défendre ses trois couronnes.

Dans le cas de Ward, ce serait un dossier plus difficile à ficeler. Stevenson pourrait alors devoir se battre à Las Vegas ou en Californie.

«Je suis prêt pour n’importe qui, n’importe quand et à n’importe quelle heure. Je n’ai pas de pouvoir dans les discussions et ça se passe en haut de moi, a affirmé le Québécois d’origine haïtienne. Je boxe et ils me donnent un chèque.»

Pas de pari sur Pascal-Alvarez

Jean Pascal a déclaré mercredi que son combat représentait la finale du gala du 3 juin, mais Stevenson n’a pas tardé à répliquer à son grand rival.

«Je suis la pierre angulaire de la carte et la télévision américaine ne l’aurait pas acheté si je n’avais pas été là», a mentionné le champion qui en sera à sa huitième défense de son titre.

Il a ajouté que le duel entre Pascal et Eleider Alvarez sera chaudement disputé.

«Je ne mettrais pas d’argent sur ce combat qui est aussi 50-50, a-t-il analysé. Les deux se connaissent bien et c’est difficile de savoir ce qui va se produire.»