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Trudeau prévient que les désastres vont se multiplier

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Agence QMI, Guillaume St-Pierre Justin Trudeau et Philippe Couillard, jeudi, lors de leur passage à Gatineau, une des villes les plus durement touchées par la crise.

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OTTAWA | Les sinistrés qui veulent reconstruire dans les zones inondables doivent être conscients que les risques de désastres vont se multiplier à l’avenir, ont prévenu Justin Trudeau et Philippe Couillard, qui excluent pour l’instant l’idée d’exproprier des riverains.

«On sait très bien qu’avec les changements climatiques, c’est de plus en plus fréquent qu’on va voir des situations de désastres, que ce soient des inondations, des feux de forêt, alors il va falloir qu’on ait des réflexions», a fait valoir le premier ministre canadien lors d’une visite à Gatineau jeudi en compagnie de son homologue québécois Philippe Couillard.

Ce dernier a insisté sur «l’importance de reconstruire mieux» et de «tirer des leçons de ce qui se produit».

Les deux premiers ministres veulent toutefois prendre en compte la dimension humaine dans la réflexion qui s’impose maintenant.

«Il y a des gens dans ces maisons-là qui habitent là-dedans depuis deux générations, trois générations. On ne peut pas leur dire du jour au lendemain: “va-t’en, tu n’as plus le droit de rester là”», a dit M. Couillard.

Responsabilité

Le professeur de géographie à l’UQAM, Philippe Gachon, estime pour sa part que les gouvernements doivent prendre leur responsabilité.

«À un moment donné il va falloir que quelqu’un prenne une décision éclairée à savoir s’il faut permettre aux gens de construire dans des zones inondables», dit le chercheur spécialisé dans les risques climatiques.

Selon lui, les changements climatiques accentueront ce genre de catastrophe à l’avenir, car les précipitations, sous forme de neige et de pluie, se feront de plus en plus importantes.

«Le Québec est de plus en plus à risque et ce sont les contribuables qui paient pour les sinistrés», indique-t-il.

À l’instar de la France et des États-Unis, M. Gachon estime que les gouvernements doivent entreprendre une réelle réflexion sur la question.

«Ultimement il faudra, soit imposer aux gens de déménager, ou de prendre des mesures adéquates pour atténuer les risques, comme reconstruire sur pilotis», illustre-t-il.