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Encore une fausse accusation de viol

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L’histoire de Mohamed Mehdi Ghanmi donne froid dans le dos.

Cet étudiant de l’université Laval a été faussement accusé d’agression sexuelle. Vous pouvez lire son histoire ici.

Il a vécu un cauchemar.

« Innocent jusqu’à preuve du contraire » ? Pffffft, vous savez très bien que dans les cas d’agressions sexuelles, le gars est trouvé coupable par l’opinion publique dès qu’une fille dépose une plainte.

Vous savez très bien que les féministes descendent dans la rue, portent des tuques roses et brandissent des pancartes tout en tweetant #onvouscroit plus vite que leur ombre dès qu’une femme crie au viol.

Et l’homme, lui, qui le croit ? Quand il clame son innocence aux policiers venus l’arrêter, à ses proches, à ses collègues de travail, à son employeur, aux avocates de la couronne qui tweete #ontecroitmonhommebonnechance ?

 

Dans le cas de Mohamed Mehdi Ghanmi il a été exclu de l’université Laval et banni du campus quand les accusations ont été connues. Le gars a été ruiné en frais d'avocats.

 

Maintenant que la Couronne a suspendu les procédures, qu’attend l’université pour le réintégrer, et pour S’EXCUSER de l'avoir exclu avant qu'il soit trouvé coupable ?

 

La réputation de cet homme a été trainée dans la boue.

Il va évidemment y avoir des milliers de tatas pour dire « Il n’y a pas de fumée sans feu ». L’accusation d’agression sexuelle, c’est l’accusation la plus grave en ce moment. Mais ce n’est pas une raison pour condamner ceux qui y font face avant qu’ils aient eu le droit de défendre.

Ceux qui, sur toutes les tribunes, dénoncent la supposée "culture du viol" qui règne au Québec, peuvent-ils mettre un centième de leur énergie à dénoncer les conséquences horribles des fausses accusations ?

Ce matin, à mon émission de radio Sophie sans compromis sur les ondes de BLVD 102,1 fm à Québec, j’ai interviewé Jean-François Bertrand avocat, qui me disait que ces fausses accusations étaient « fréquentes » Qu’elles sont utilisées dans des cas de séparation houleuse, par exemple.

 

Quand est-ce qu'on va arrêter de croire une femme sur parole juste parce que c’est une femme ? Et de croire un homme coupable juste parce que c’est un homme ?

 

Si on avait un Conseil de l’égalité homme-femme au lieu d’avoir un coûteux Conseil du Statut de la femme, voilà le genre de combat qui pourrait être mené.