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L’été s’annonce mal aux urgences

Des bris de service appréhendés au Québec

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Plusieurs salles d’urgence seront sur la corde raide au cours de l’été, en raison de la pénurie d’effectifs médicaux qui s’est accentuée depuis la réforme Barrette, anticipe l’Association des médecins d’urgence du Québec (AMUQ).

«Cela s’annonce assez mal un peu partout. La situation est pire que l’an dernier, car le recrutement n’a pas été autorisé pour l’été. Il n’y a pas de marge de manœuvre pour combler les horaires de travail des médecins d’urgence absents pour maladie ou pour une grossesse, par exemple. Comme tout le monde, les médecins veulent prendre des vacances méritées», constate le président de l’AMUQ, le Dr Bernard Mathieu.

Selon ce dernier, la planification des horaires estivaux aux urgences représente un énorme casse-tête. «C’est un stress supplémentaire sur les départements. On en est réduits à diminuer le nombre de médecins par horaire de garde. Ça s’empile dans les salles d’attente», déplore le Dr Mathieu.

Il manque actuellement une centaine de médecins d’urgence au Québec. Le CHU de Québec est en déficit de cinq urgentologues, tandis que l’hôpital Santa Cabrini, à Montréal, peine à remplacer le départ de quatre de ses médecins d’urgence au cours de la dernière année.

Appel pressant

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a lancé un appel pressant à tous les médecins omnipraticiens de la région de Québec, cette semaine, afin de combler des horaires de garde aux urgences du Jeffery Hale et de l’hôpital Chauveau, menacées de bris de service.

«On a reçu des réponses positives. Nous sommes toujours en démarche active auprès des médecins de notre territoire. On est à préparer les horaires de l’été. Différents horaires de garde sont à combler. Il est difficile pour le moment de dresser un portrait de la situation», stipule la porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Annie Ouellet.

« Un rôle de supercliniques »

Le Dr Mathieu ne perçoit pas, pour sa part, les urgences du Jeffery Hale et de l’hôpital Chauveau comme prioritaires.

«Elles ont un rôle de supercliniques, c’est tout. Elles ne se comparent pas aux urgences ouvertes 24/7 qui accueillent des ambulances», argue-t-il.