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Le privé à l’Université Laval, leg du recteur Brière

Denis Brière se réjouit d’avoir accru le financement privé depuis dix ans

Le privé à l’Université Laval, leg du recteur Brière
Photo d'archives, Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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Le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, tire sa révérence en se réjouissant d’avoir multiplié les sources de financement privé au cours de ses dix années passées à la tête de l’établissement, ce qui lui a notamment permis d’embaucher des professeurs.

Invité à se prononcer brièvement sur son bilan lundi alors que son mandat prend fin le 31 mai, M. Brière a tenu à souligner la création d’une trentaine de chaires de leadership en enseignement, sorte de partenariats public-privé qui lui ont permis d’embaucher des professeurs grâce à du financement externe. Lorsque ce programme a été lancé il y a plus de cinq ans, il s’agissait d’une première au Canada.

«Peut-être que ma plus grande fierté, c’est d’avoir développé ce sens du partenariat avec le milieu socio-économique», a affirmé M. Brière, tout en précisant que ce financement n’est pas seulement réservé aux entreprises, mais aussi à d’autres institutions et organismes.

«Je suis fier, ça apporte des profs. 40 chaires, c’est 40 profs», a-t-il lancé.

Un modèle qui ne fait pas l’unanimité

Le modèle développé par l’Université Laval ne fait toutefois pas l’unanimité, certains craignant que l’établissement ne vende son âme au plus offrant afin de payer le salaire de ses professeurs. Dernièrement, la Faculté de théologie s’est attiré des critiques après avoir annoncé que des postes de professeurs seront financés par des groupes religieux, rapportait le quotidien Le Devoir.

M. Brière rejette ces critiques du revers de la main, tout en précisant que deux autres initiatives semblables seront annoncées sous peu. «On est très protégé à ce niveau-là. On a une politique très stricte sur notre relation avec les partenaires et on ne force jamais personne à faire quoi que ce soit», affirme-t-il, tout en ajoutant que les craintes à ce sujet se sont «dissipées» au cours des dernières années.

Le recteur a aussi tenu à rappeler que ce financement lui a permis de maintenir le cap sur l’équilibre budgétaire, malgré des années de compressions.

À l’emploi de l’Université Laval

Denis Brière tirera sa révérence comme recteur le 31 mai mais il restera à l’emploi de l’Université Laval après la fin de son mandat, a-t-il indiqué lundi  au Journal.

Il pourrait ainsi profiter au cours des prochaines années de la bonification des conditions de rémunération d’après-mandat pour les hauts dirigeants de l’Université Laval, une décision controversée qui a fait couler beaucoup d’encre, à moins que le conseil d’administration ne revienne sur cette décision comme le souhaite Sophie D’Amours, la nouvelle rectrice qui entrera en fonction le 1er juin.

«En rétrospective, on peut toujours faire mieux»

— Denis Brière revient sur la gestion de crise entourant les agressions sexuelles survenues l’automne dernier

Avec le recul, le recteur Denis Brière admet du bout des lèvres que la crise entourant les agressions sexuelles survenues sur le campus l’automne dernier aurait pu être mieux gérée même s’il considère que cette situation a été «montée en épingle» par les médias.

L’automne dernier, M. Brière a été personnellement critiqué pour avoir attendu 72 heures avant de prendre publiquement la parole à la suite d’une vague d’agressions sexuelles survenues dans les résidences étudiantes.

 

Il a affirmé lundi au Journal «qu’en rétrospective, on peut toujours faire mieux».

«Peut-être qu’on aurait pu sortir avant», a-t-il laissé tomber, tout en précisant que selon lui, «c’était mieux de prendre un peu de recul et de sortir à ce moment», comme il l’a fait.

«Je comprends que pour vous, les médias, c’était très croustillant parce qu’on a monté en épingle un peu ce dossier-là, mais pour moi, je pense qu’on a fait ce qu’on devait faire. C’était les victimes d’abord (dont il fallait s’occuper) avant de faire de grandes déclarations», a-t-il affirmé tout en félicitant ses troupes pour l’appui que les victimes et leur famille ont reçu à la suite de ces événements.