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Carte électorale : un point de presse uniquement pour les médias anglophones

Carte électorale : un point de presse uniquement pour les médias anglophones
PHOTO SIMON CLARK

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Le gouvernement Couillard a convoqué en catimini les médias anglophones pour expliquer la volonté du premier ministre de revoir les critères de redécoupage de la carte électorale.

Le bureau de la Réforme des Institutions démocratiques Rita de Santis a approché les médias anglophones de la Tribune de la presse pour leur offrir une entrevue en fin de journée à ce sujet. Une journaliste de la Presse canadienne a pu s’y faufiler en affirmant qu’elle travaillait pour le service anglais de l’agence de presse, la Canadian Press.

Questionnée à ce sujet, l’attachée de presse de la ministre Laurence Tôth a indiqué que ce sujet intéresse particulièrement la communauté anglophone depuis que la Commission de la représentation électorale (CRÉ) a choisi de fusionner les circonscriptions de Mont-Royal et Outremont à Montréal.

La CRÉ a pourtant fusionné au même moment les circonscriptions largement francophones de Saint-Maurice et Laviolette, en Mauricie. C’est d’ailleurs cet exemple que Philippe Couillard a utilisé en chambre pour illustrer le fait que des électeurs sont mal représentés en raison de ces redécoupages.

«Quand je vois, par exemple, ma collègue la ministre du Tourisme et députée de Laviolette qui doit parcourir d'immenses distances avec de nombreuses municipalités pour rencontrer ses citoyens, je me dis qu'il y a un défaut dans la qualité de représentation pour les gens qui sont visés par les décisions de la commission», a dit M. Couillard à la suite d’une question du caquiste Simon Jolin-Barrette.

Il n’a toutefois pas l’intention de revenir sur les décisions prises par la CRÉ en mars. «Mais il n'est pas question de changer ce qui a été annoncé par la commission. Ce sera la prochaine carte électorale à la prochaine élection, mais c'est normal qu'une société se pose ce genre de question», a indiqué le premier ministre.

Le bureau de Mme de Santis a par ailleurs refusé une demande d’entrevue du Journal concernant la loi d’accès à l’information en après-midi puisque la ministre aurait eu un horaire trop chargé.