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L’aide aux scieries se fait attendre d’Ottawa

Couillard lorgne du côté de la Chine pour l’exportation

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Photo d'archives, Agence QMI Des maires du Québec sont en mission à Washington jusqu’à aujourd’hui pour sensibiliser les élus américains à l’importance de trouver une entente entre les deux pays concernant le bois d’œuvre.

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Québec n’estime pas qu’il soit nécessaire qu’Ottawa se dote d’un programme de garanties de prêts pour aider les scieries de la province, a dit Philippe Couillard, hier, au Centre Phi de Montréal, lors du coup d'envoi d’une campagne visant à valoriser la forêt québécoise.

«On s’attend à ce qu’Ottawa fasse comme nous et se prononce fermement pour les travailleurs et les entrepreneurs», s’est contenté de dire le premier ministre quand on lui a demandé si le fédéral devait créer une mesure pour aider les scieries québécoises touchées par les droits compensatoires.

Sans dire qu’il refuserait l’aide en question, Philippe Couillard a dit qu’il n’était pas nécessaire de doubler l’argent que Québec avait déjà alloué en garanties de prêts. Le premier ministre s’est par ailleurs montré très ferme à l’égard du gouvernement américain. Il a dit que les Américains n’auraient pas les Québécois «à l’usure», et que le gouvernement serait là pour appuyer les demandes des entreprises d’ici.

Jusqu’à aujourd’hui, des maires du Québec sont en mission à Washington pour sensibiliser les élus américains à l’importance de trouver une entente entre les deux pays.

Vers de nouveaux marchés

Pour Philippe Couillard, le Québec ne doit pas hésiter à se tourner vers d’autres marchés. L’Asie, l’Europe et l’Amérique latine doivent être considérées, a-t-il dit.

Selon lui, la Chine doit également être dans la ligne de mire de la province. Philippe Couillard n’a d'ailleurs pas manqué de saluer la mission du ministre fédéral du Commerce international, François-Philippe Champagne.

Un pays difficilement accessible

Pour Jean-Pierre Boivin, président d’Alliance forêt boréale, la Chine est toutefois difficilement accessible encore.

Selon lui, il est illusoire de penser que la Chine puisse être une destination d’exportation à court terme.

«Si le gouvernement veut faire ça, il va devoir défrayer une partie des coûts de transport pour que nous puissions avoir des prix compétitifs», a résumé Jean-Pierre Boivin qui, avec une quarantaine de partenaires, a participé au lancement de la campagne «Une forêt de possibilités» destinée à valoriser la forêt québécoise.