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Les ingénieurs de l’État repoussent leur grève

Les ingénieurs de l’État repoussent leur grève
Photo d'archives

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Les 1400 ingénieurs du gouvernement ont décidé de reporter d’une autre semaine, soit au 24 mai prochain, le déclenchement de leur grève générale illimitée.

Initialement prévu le 10 mai dernier, le débrayage de l’Association professionnelle des ingénieurs (APIGQ) a été une première fois repoussé d’une semaine en raison de la crise des inondations.

L’APIGQ et le gouvernement ont alors repris leurs pourparlers. Des scénarios ont été soumis de part et d’autre et l’APIGQ a choisi de reporter d’une autre semaine sa grève, le temps d’analyser la possibilité d’un rapprochement.

Aucune rencontre n’est prévue à la table, mais les négociations se poursuivent.

Si le président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, se dit encouragé par les échanges, le président de l’APGIQ, Marc-André Martin, est plus nuancé.

«On est loin d’une entente et on ne sent pas une réelle volonté de renforcer l’expertise au sein de l’État, notamment au ministère des Transports.  Si le gouvernement ne fait pas preuve d’ouverture en matière de rattrapage salarial, il ne pourra offrir les conditions nécessaires pour attirer les ingénieurs d’expérience et les retenir», a-t-il déclaré au Journal mardi matin.

Autre grève en vue

Les ingénieurs souhaitent en arriver à une entente avant la date du 24 mai alors qu’une autre grève, celle de la construction, risque de mobiliser toute l’attention du gouvernement Couillard.

«Ils sont 175 mille travailleurs, nous sommes 1400 ingénieurs», a laissé tombé M. Martin.

La seule menace de grève des ingénieurs a déjà amené le MTQ à retarder la mise en chantiers d’une centaine de travaux routiers un peu partout au Québec, comme notre Bureau d’enquête le révélait la semaine dernière.

Au cabinet du ministre Laurent Lessard, on dit être à évaluer l’impact de la décision de l’APIGQ de repousser encore le déclenchement de leur grève.