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Party de fête plutôt inégal

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On l’avait décrit comme un immense party pour célébrer les 375 ans de Montréal. Avec des artistes aux horizons très variés, le spectacle Bonne fête Montréal s’est avéré plutôt inégal. Une soirée avec ses bons moments, mais aussi quelques rendez-vous manqués. Comme si la magie n’avait pas été invitée à la soirée.

Rendez-vous manqué

Entendre les Dead Obies avec l’Orchestre Métropolitain était une expérience en soi. Malheureusement, malgré une interprétation sans faille, le groupe rap avait visiblement très peu d’amateurs dans l’enceinte. Un excellent numéro qui n’a pas levé.

Louis-José en feu

Avec quatre comiques sur le programme, cette soirée n’a pas manqué d’humour. Du lot, Louis-José Houde a encore une fois grandement fait rire l’auditoire avec un numéro sur Montréal. «J’ai déjà eu un condo dans le Vieux-Montréal. Je l’ai revendu à Mike Cammalleri. S’il avait joué aussi fort qu’il négociait, il serait toujours ici, estie de grippe-sous!»

Guy A. Dans le mille

Maître de cérémonie, Guy A. Lepage est apparu en très grande forme. En début de soirée, l’animateur a livré un monologue très inspiré, avec plusieurs blagues sur Montréal qui ont fait mouche. Son slogan pour la métropole? «Ça vaut les détours.» Que pense-t-il de la rivalité Montréal-Québec? «Ça n’existe pas. Pour avoir une rivalité, ça prend deux rivaux. C’est comme si tu disais : que penses-tu de la rivalité Canadiens-Remparts? Ils ne sont même pas dans la même ligue.» Tout au long de la soirée, l’animateur a laissé la place à ses invités. On aurait d’ailleurs préféré qu’il les présente davantage au lieu de les laisser s’amener sur scène sans applaudissements.

Hallelujah au féminin

Dans un très beau clin d’œil à Leonard Cohen, les artistes féminines de la soirée ont entonné ensemble la très belle Hallelujah. Dans le groupe, Lulu Hughes fut chaleureusement applaudie. Même si le numéro était réussi, on se demande pourquoi Rufus Wainwright a été «laissé sur le banc» pour ce morceau. Comme ne pas envoyer son joueur étoile lorsqu’on a besoin de marquer.

Manque de rythme

Ce spectacle avait toute les allures d’une Saint-Jean au Centre Bell avec des numéros très variés qui allaient dans tous les sens. Le principal problème? Le spectacle manquait de rythme, alors que des numéros plus lents, de même que les segments d’humour, brisaient la dynamique des moments rythmés. Dans un fourre-tout aussi confus, la foule ne savait plus où donner de la tête.

Le meilleur pour la fin

Alors que la soirée a pris du temps à lever en première partie, le spectacle a pris une autre tournure après l’entracte. Après une imitation hilarante de Laurent Paquin en Denis Coderre, le public a eu droit, coup sur coup, à Diane Dufresne (extravagante Parc Belmont) et Rufus Wainwright (poignante Going to a Town). Et on a vraiment aimé la finale de Je reviendrai à Montréal dans plusieurs langues. Chapeau!

LE VERDICT

On ne peut que saluer l’initiative d’avoir mis sur pied Bonne fête Montréal. Bien qu’inégale, la soirée a tout de même procuré plusieurs bons moments en musique et humour. Malgré tout, on ne peut s’empêcher de se demander de quoi aurait eu l’air un tel spectacle présenté à l’extérieur, à la Place des Festivals. Cette soirée pour Montréal aurait dû être pour tous les Montréalais.

Les chansons sur Montréal

Montrealesa (Boogat)

Je rentre à Montréal (Ariane Moffat)

Explosif (Dead Obies)

Les nuits de Montréal (Michel Louvain)

Un jour, un jour (Michel Louvain)

Emmène-nous à la Ronde (Michel Louvain)

Le blues d’la métropole (Guy A. Lepage)

Tous les palmiers (Guy A. Lepage)

Montréal -40 (artistes variés)

Le but (artistes variés)

Un musicien parmi tant d’autres (artistes variés)

La complainte pour Sainte-Catherine (La famille McGarrigle)

Le parc Belmont (Diane Dufresne)

Je reviendrai à Montréal (Robert Charlebois)