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Des films québécois à vendre au marché de Cannes

Plusieurs films d’ici souhaitent se démarquer lors du marché du film, en marge du Festival

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Les longs métrages québécois ont beau briller par leur absence dans la programmation de Cannes cette année, plusieurs films de chez nous tenteront de se démarquer au gigantesque marché du film, qui se déroule en marge du célèbre festival.

Considéré comme le plus gros marché de films au monde, le marché de Cannes attire chaque année plus de 10 000 professionnels (producteurs, distributeurs, vendeurs) en provenance des quatre coins de la planète.

C’est dans ce marché que le film Juste la fin du monde de Xavier Dolan avait fait fureur il y a deux ans en étant vendu dans plusieurs pays avant même d’avoir été tourné.

Encore cette année, plusieurs films québécois tenteront de trouver preneur au marché de Cannes. Ce sera le cas du premier film anglophone de Xavier Dolan, The Death and Life of John F. Donovan (présentement en tournage), mais aussi d’Hana’s Suitcase de Ken Scott (pas encore tourné) et du thriller Le problème d’infiltration de Robert Morin (déjà tourné).

«Notre cinéma se vend bien depuis quelques années, mais ça dépend toujours des films et de l’état du marché, explique Anick Poirier, vice-présidente de Séville International, qui vend des films québécois à l’international depuis une quinzaine d’années.

<b>Anick Poirier</b><br /><i>Vice-présidente de Séville International</i>
Photo d'archives, Maxime Demers
Anick Poirier
Vice-présidente de Séville International

«Il y a déjà beaucoup d’intérêt pour The Death and Life of John F. Donovan parce que c’est un film de Xavier et qu’il réunit plusieurs vedettes (Jessica Chastain, Natalie Portman, Susan Sarandon...). Mais la situation est différente de ce qu’elle était y a deux ans avec Juste la fin du monde. The Death and Life of John F. Donovan est un film qui a été produit avec un plus gros budget et qui a été tourné en anglais, alors les prix de vente ne sont pas les mêmes.»

« Le prochain Moonlight »

Selon Anik Poirier, le marché a beaucoup évolué ces dernières années avec la popularité croissante des Netflix et autres services de vidéo en ligne.

«C’est un marché qui devient de plus en plus compétitif chaque année, observe-t-elle.

«Qu’on le veuille ou non, les gens vont moins voir de films en salles qu’avant. Dans ce contexte, les acheteurs sont tous à la recherche du prochain Moonlight, c’est-à-dire un film qui n’a pas coûté cher, mais qui va rapporter beaucoup d’argent au box-office. Ce genre de perle rare est toutefois difficile à dénicher.»