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La menace de grève ne fait pas peur à Pomerleau

L’entreprise, qui emploie plus de 4000 travailleurs, reste optimiste

Inauguration de la Chaire de recherche industrielle Pomerleau
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse Pierre Pomerleau, lors de l’inauguration de la Chaire de recherche industrielle Pomerleau sur l’innovation et la gouvernance des projets de construction, à Polytechnique Montréal.

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Pierre Pomerleau, président-directeur général de Pomerleau, ne craint pas la menace de grève des travailleurs de la construction annoncée le 24 mai prochain.

«Je vis d’espoir. Je pense que les gens sont de bonne foi. Il n’y a pas lieu de s’alarmer encore», a-t-il déclaré en marge de l’inauguration d’une chaire de recherche industrielle portant son nom à Polytechnique Montréal, mercredi. «Tout le monde a avantage à trouver un compromis», a dit le patron de la compagnie, dont le chiffre d’affaires a dépassé 1,7 milliard $ en 2016.

M. Pomerleau estime qu’il est normal que le renouvellement des conventions collectives amène son lot de discussions intenses. Il rappelle qu’en 20 ans, il ne se souvient pas qu’il y ait eu une seule journée de travail perdue. Pierre Pomerleau observe que l’industrie vit une «reprise tranquille» en ce moment. Selon lui, les parties syndicale et patronale ont toutes deux intérêt à s’entendre rapidement.

« Besoin d’un coup de pied » au...

«L’industrie de la construction a besoin d’un coup de pied dans le derrière pour se remettre en place», a lancé Pierre Pomerleau, insistant pour que son secteur en fasse plus pour améliorer sa productivité.

Pour M. Pomerleau, les gains de productivité peuvent se faire si la collaboration est mise de l’avant et que les intervenants travaillent ensemble plutôt que les uns contre les autres. Les façons de faire des années 1960 n’ont plus leur place aujourd’hui, a-t-il répété.

Pour réduire les délais de livraison, Pomerleau dit préférer s’asseoir avec ses intervenants pour bâtir des projets.

Pierre Pomerleau était fier de donner l’exemple de la construction de la prison de Sorel, pour laquelle sa société a opté pour 250 cellules en préfabriqué, ce qui lui a permis d’économiser des millions de dollars. Pour l’hôpital de Baie-Saint-Paul, M. Pomerleau a aussi choisi de faire une proposition avec d'autres intervenants. Résultat: il a réussi à offrir un prix de 35 millions $ plus bas que le coût de 165 millions $ du projet initial.

La Chaire de recherche industrielle Pomerleau sur l’innovation et la gouvernance des projets de construction, lancée mercredi, visera à trouver de nouvelles façons de rendre l’industrie de la construction plus performante dans la réduction des délais de livraison en s’inspirant de cette vision.