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Une fascination pour la reine

<i>The Crown</i>
Photo courtoisie The Crown

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De tout temps, la monarchie a suscité l’intérêt. En fin de semaine, qu’on préfère fêter la Reine ou les Patriotes, il n’en demeure pas moins que Sa Majesté d’Angleterre a eu droit à son lot de séries télé et de films relatant un règne historique. Voici ceux qui ont marqué les esprits.

5 choses à savoir sur la série The Crown

<i>The Crown</i>
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1. La série présentée depuis 6 mois sur Netflix ­comportera 6 saisons de 10 épisodes. On y suit la reine Élizabeth II de 1947, année de son mariage, ­jusqu’à la période actuelle.

2. Le scénariste Peter ­Morgan en est le créateur. Spécialiste des œuvres historiques, on lui doit les scénarios des films The Last King of Scotland, Frost/Nixon, Rush et The Queen, ainsi que de la ­pièce The Audience. Les deux derniers titres cités s’intéressent également au règne d’Élizabeth II.

3. La première saison de The Crown a coûté plus de 100 millions $ à produire, ce qui en fait la série la plus dispendieuse de l’histoire de la télévision. La reproduction de la fameuse robe de mariée aurait ­coûté à elle seule 30 000 livres sterling (52 800 $).

4. Dès son lancement, The Crown a récolté des critiques ­unanimement élogieuses. La série a également remporté de nombreux prix, dont le Golden Globe de la meilleure série dramatique. La famille royale ne l’aurait toutefois pas ­regardée.

5. La saison 2 est actuellement en production et ­évoquera les années 1960. Michael C. Hall (Dexter, Six Feet Under) campera le président John F. Kennedy, débarqué à Londres en 1961. Elle sera accessible en novembre prochain.

10 faits sur Élizabeth II vus dans la première saison de The Crown

1. En 1947, le prince Philip de Grèce et du Danemark renonce à ses titres pour épouser Élizabeth. Au début de leur relation, ils vivent à Malte, où Philip est lieutenant-commandant de la marine ­royale. C’est là qu’Élizabeth, jeune femme épanouie, donne naissance à Charles et Anne (Andrew et Edward naîtront plus tard).

2. Alors que son père est malade, Élizabeth prend sa place lors d’une tournée des pays du Commonwealth. On y sent déjà les jeux de coulisses et le poids du protocole royal. La future reine est au Kenya quand elle apprend le décès de son père.

3. Son successeur, Édouard, est forcé d’abdiquer en raison de sa relation amoureuse avec Wallis Simpson, une noble américaine... mariée. Dans la série, on voit la pression politique sur le trône et les circonstances qui font élire Éliza­beth. Nous sommes aussi témoins de son ­éducation au pouvoir et de l’influence de Winston Churchill, premier ministre de l’époque.

4. Sur le plan personnel, la série met l’accent sur l’éloignement au sein du couple Philip-Élizabeth, celui-ci étant forcé de mettre fin à ses engagements professionnels et voyant ses libertés restreintes. ­Élizabeth se forge quant à elle une personnalité politique, tiraillée entre ses valeurs humaines et les obligations du trône.

5. Le secrétaire particulier de Sa ­Majesté (Tommy Lascelles) joue un rôle-clé dans chacune de ses décisions. On le voit régulièrement travailler de ­pair avec la Reine Mère afin de mettre de la pression sur Élizabeth II, l’obligeant à prendre des décisions ancrées dans la tradition du trône, au détriment de ses propres valeurs.

6. Le Grand Smog marque un tournant dans la politique de Churchill. Si la série romance les circonstances par l’ajout d’une anecdote, semble-t-il, fictive et tragique le liant à son assistante, on y voit Élizabeth lui tenir tête.

7. Élizabeth est couronnée à l’abbaye de Westminster. L’événement sera télévisé.

8. La relation avec sa sœur Margaret s’envenime lorsqu’Élizabeth la contraint de renoncer à son amour de ­jeunesse. L’accès au trône vient avec une part d’isolement.

9. Afin de s’éduquer et de ­comprendre les enjeux actuels, ­Élizabeth embauche des tuteurs.

10. Pour réduire la tension au sein de son couple, Élizabeth lui propose d’ouvrir les Jeux olympiques de Melbourne en 1956. Dans la série, Philip, qu’on voit mécontent des décisions de son épouse quant à leur vie personnelle, dira qu’une faveur ne peut cacher une trahison.

5 interprètes d’Elizabeth II

Claire Foy

The Crown - 2016

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Cette actrice anglaise incarne la Reine dès le début de la vingtaine. Elle a ­remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans une série dramatique.

Helen Mirren

Film The Queen - 2006 et la pièce The Audience

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Cette grande actrice britannique a ­campé la reine dans les moments qui ont suivi la mort de Lady Di. Le film de ­Stephen Fears explorait ce qui s’est dit entre la reine et le premier ministre de l’époque, Tony Blair. Mirren a notamment obtenu l’Oscar de la meilleure actrice en 2007 pour ce rôle.

Emma Thompson

Téléfilm Walking the Dogs - 2012

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La célèbre actrice anglaise interprète la reine lors d’un épisode de 1982, alors qu’un fugitif en cavale a profité de ­l’absence du garde de sécurité pour ­s’introduire en pleine nuit dans sa chambre à Buckingham Palace. Le ­gardien était parti promener les chiens royaux quand la souveraine a eu cette ­visite impromptue, prouvant des failles dans le système de sécurité.

Jane Alexander

Téléfilm William & Catherine: A Royal Romance - 2011

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Alors que l’intérêt grandit pour le couple royal et glamour, ce téléfilm ­raconte leur rencontre alors qu’ils étaient étudiants, puis les hauts et les bas de leur relation avant le mariage. L’actrice ­américaine donne ses traits à la reine alors qu’elle leur fait part de ses conseils.

Eddie Izzard

Les Simpson, épisode «To Surveil with Love» – 2011

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La populaire série animée, qui en est à sa 28e saison, a accueilli la reine à quelques occasions. L’humoriste anglais Eddie Izzard, qui n’hésite pas à se travestir, lui a prêté sa voix dans un épisode où le Prince Charles faisait aussi un caméo.

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La royauté à la télévision

Sissi, Les rois maudits, même Le trône de fer, la monarchie a de tout temps suscité l’intérêt. Dans les dernières années, Les Tudors (2007-2010), coproduction historique mettant en vedette­­ Jonathan Rhys Meyers, racontait­­ librement la vie d’Henri VIII dans toute sa démesure­­. L’été dernier, on relatait­­ les premières années du règne de la reine Victoria (Jenna­­ Coleman) sur une chaîne câblée britannique. Et Canal + portait à l’écran Versailles (Super­­ Écran chez nous) évoquant­­ l’ascension au pouvoir de Louis XIV.

<i>Les Tudor</i>
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Les Tudor
<i>Versailles</i>
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Versailles

Notons que côté fiction, The Royals (Vrak), hybride entre Dynastie et Gossip Girl, raconte le quotidien d’une famille royale fictive. Elizabeth Hurley incarne le personnage principal. Une ­série actuelle et mordante que la reine ne doit probablement pas regarder et qu’on vient de renouveler pour une quatrième saison. La chaîne américaine The CW prépare une quatrième saison de Reign, librement inspirée de la vie de Marie Stuart.

<i>The Royals</i>
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The Royals
<i>Reign</i>
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Reign

Jim Parsons, acteur principal de The Big Bang Theory plancherait actuellement sur une sitcom sur fond monarchique: The Monarchy Is going to Sh*t