/world/europe
Navigation

France: Marine Le Pen candidate aux législatives

Marine Le Pen
Photo Courtoisie Marine Le Pen

Coup d'oeil sur cet article

La cheffe de file de l’extrême droite française Marine Le Pen et finaliste battue de la présidentielle face à Emmanuel Macron a annoncé jeudi soir sa candidature aux législatives dans le nord de la France.

«Oui, je serai candidate», a-t-elle dit sur la chaîne de télévision TF1, confirmant qu’elle se présenterait dans la circonscription d’Hénin-Baumont, ville du nord de la France dirigée par son parti, où elle avait déjà été candidate en 2007 et 2012, sans succès.

«Je n’imaginais pas ne pas être à la tête de mes troupes dans une bataille que je considère comme fondamentale», a ajouté la patronne du Front national (FN).

Face à «cette collusion qui existe aujourd’hui entre les socialistes et les Républicains (droite, ndlr) autour de ce gouvernement et du nouveau président de la République, il faut à l’évidence des députés sans complaisance», a estimé Mme Le Pen qui, en cas de victoire, devrait abandonner son mandat d’eurodéputée.

Alors qu’elle a tardé à faire connaître son choix et que son parti est secoué par des querelles internes depuis la défaite à la présidentielle, Mme Le Pen a dit ne pas avoir «particulièrement hésité». «J’ai juste attendu pour rendre publique ma décision», a-t-elle ajouté.

L’ex-candidate a par ailleurs reconnu un «débat qui a été raté entre les deux tours de la présidentielle face à Emmanuel Macron.

«J’ai souhaité mettre en avant les très grandes craintes que je nourrissais à l’égard d’Emmanuel Macron. Je l’ai fait avec fougue, passion, peut-être trop de fougue, trop de passion, certains n’attendaient pas cela, dont acte», a-t-elle lâché.

Mme Le Pen a en outre affirmé avoir bien conscience qu’une «réflexion» était nécessaire sur la sortie de l’euro prônée par le FN.

Affirmant avoir «bien conscience que le sujet de l’euro a inquiété considérablement les Français, de manière presque irrationnelle», elle a déclaré: «nous allons devoir en tenir compte, discuter, réfléchir».

«Ca sera le chantier que nous ouvrirons après les législatives, ça sera le congrès. Chacun pourra s’exprimer», a-t-elle ajouté, alors que de nombreux cadres et dirigeants du parti imputent à la position sur la sortie de l’euro, pourtant largement édulcorée pendant la campagne présidentielle, une partie de la défaite au second tour de l’ex-candidate.