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Le ministre Proulx s’en remet aux écoles pour la gestion du cellulaire en classe

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx
Photo Simon Clark Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx

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Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, s’en remet aux écoles et aux enseignants afin de gérer l’utilisation des cellulaires par les élèves en classe, qu’elle soit interdite ou non.

«C’est clair que c’est aux enseignants à faire cette gestion de classe-là et de s’assurer que la concentration est bien mise sur les apprentissages», a affirmé le ministre libéral, qui ne compte pas ordonner de directive particulière à cet effet. «C’est leur responsabilité. Le milieu de vie leur appartient», a-t-il ajouté.

Sébastien Proulx réagissait à une étude dévoilée jeudi par Le Journal selon laquelle les jeunes du secondaire utilisaient abondamment leur téléphone durant leurs cours, et ce, malgré l’interdiction qui prévaut. Pas moins de 91 % des 4390 élèves sondés affirmaient voir leurs camarades texter en classe, alors que près de la moitié estimait que cette utilisation pouvait les déconcentrer.

Pas interdit partout

Si le cellulaire est déjà interdit dans plusieurs écoles, cette mesure n’est toutefois pas adoptée par l’ensemble des établissements scolaires, a rappelé le ministère de l’Éducation. Le ministère – qui ne détient pas d’étude spécifique sur les effets de l’usage des appareils électroniques en classe, a reconnu M. Proulx – laisse ainsi le champ libre aux établissements.

«Il faut user de son gros bon sens, estime-t-il. Ça appartient aux écoles de gérer l’utilisation des téléphones cellulaires. Souvent dans les classes, c’est interdit par les enseignants, mais ce n’est pas vrai que dans toutes les écoles, on interdit d’avoir sur soi un cellulaire ou de l’avoir avec soi.»

Outil d’apprentissage

Le ministre affirme avoir vu des enseignants mettre des casiers à la disposition des élèves pour s’assurer qu’ils déposent leur appareil avant les classes. D’autres auraient plutôt choisi de s’en servir de temps à autre comme un outil d’apprentissage, amenant les jeunes à utiliser leur téléphone pour répondre à des questionnaires ou faire des recherches, a-t-il imagé.

«Mais de manière générale, je pense que lorsqu’on est en classe – la grande majorité des gens seront d’accord avec moi –, on doit se concentrer sur nos apprentissages. Dans les faits, je fais confiance aux [enseignants]», a-t-il terminé.