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Montréal 375e...une célébration moyenne

ART-BONNE FÊTE MONTRÉAL
Sébastien St-Jean / Agence QMI

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Montréal bruissait hier soir. Pour une fois, la STM eut la très bonne idée de rendre le transport en commun gratuit. Des quatre coins de la ville, il y en avait autant pour l’illumination du pont Jacques-Cartier que pour le concert inaugural au centre Bell. Avons –nous aimé ce concept qui célébrait Montréal en chansons, oui et non. Effectivement, ce fut un pari risqué avec le nombre d’invités, les sonorités disparates ainsi que les temps creux.


Pour Yannick, Laurent, Michel, Diane et Robert
Pleine comme un œuf, la scène accueillait la formation des Porn Flakes et l’Orchestre Métropolitain de Montréal sous la direction de Yannick Nézet-Séguin en grande tenue. Répétons-le, l’OM est une formidable machine qui se prête véritablement à tout. Mené par un chef dynamique, heureux et qui n’a pas froid aux yeux, il fallait l’entendre accompagner Robert Charlebois dans l’inimitable Fu-Manchu, pièce à la dynamique complexe qui a certainement donné du fil à retordre à la section de cordes. À la barre, Guy A Lepage fut caustique à souhait, parfois très méchant et cela, faisait inévitablement parti du personnage comme de la mise en scène. Nous retiendrons aussi Laurent Paquin en maire Coderre, un moment d’anthologie bien mené qui évoquait parfois Jean-Guy Moreau et son alter ego, le maire Jean Drapeau.


À 80 ans, Michel Louvain est venu nous rappeler avec professionnalisme que Les Nuits de Montréal et les thèmes d’Expo 67 et La Ronde

sont inscrits dans la mémoire collective. Sous des airs de fée Carabosse, Diane Dufresne a livré version hallucinante et halluciné de Parc Belmont.

Entre l’opéra et le grunge, cette diva sait comment toucher la corde sensible. S’il était moins en voix, Robert Charlebois fut égal à lui-même. Après Un Fu -Manchu dynamique, son Je reviendrais en Montréal resta aussi touchant qu’à ses débuts.

Avant le pot, nous soulignerons aussi le travail de la chanteuse et choriste Kim Richardson qui vola littéralement la vedette dans la carte postale au Montréal Disco, et Lulu Hughes immense comme touchante, dans le Halleluja de Leonard Cohen. 

 

Un manque de consistance
Dans cette diversité montréalaise comme musicale, bien des passages à l’acte ne furent pas à la hauteur. Poussifs que furent les Dead Obbies avec un rap qui datait d’un autre temps, comme la chanteuse La Bronze qui n’apportait strictement rien.  De la peine nous avons eu pour le triplé Beau Dommage/Harmonium qui fut rapidement expédié, et de la chanteuse Marie-Mai, ses courtes prestations manquaient sincèrement de convictions. Nous garderons une image intense de Rufus Wainwright

 

Malgré tout, vive Montréal et sa vitalité artistique !