/entertainment/music
Navigation

Mort de Chris Cornell: Jeff Fillion «viré à l’envers»

Mort de Chris Cornell: Jeff Fillion «viré à l’envers»
Photo Stevens LeBlanc

Coup d'oeil sur cet article

L’animateur Jeff Fillion se dit attristé par la mort du chanteur Chris Cornell, qui, selon lui, a contribué à forger le son de Radio X.

«Dans le Seattle sound, le band qui m’a le plus marqué, c’est effectivement Temple of the Dog, qui est la naissance de ce son-là avec Chris Cornell comme chanteur et Eddie Vedder. [...] Ce band là, c’est mythique. [...] Black Hole Sun, quand cette toune-là est sortie, dans les débuts, lorsque CHOI est devenue Radio X, [...] quand on a fait le move vers l’image, le brand Radio X, pour moi, Black Hole Sun, c’est vraiment, avec quelques autres tounes, peut-être deux-trois autres, le son de CHOI», a-t-il raconté jeudi matin dans le One two punch, son segment en tandem avec Dominic Maurais.

En apprenant, en ondes, que la mort du chanteur de Soundgarden et d’Audioslave serait traitée comme un suicide, Jeff Fillion n’a pas pu cacher sa surprise.

«Les images que j’ai vues, il avait l’air d’un gars heureux. Il avait l’air d’un gars bien. Calife, il y a du monde qui a mal hein. [...] Tu ne peux pas imaginer que ces gens-là, ont en dedans d’eux autres, ils peuvent avoir un malheur comme du monde normal qui ont une petite job à 35 000 $ par année et qui n’arrivent pas et ne sont pas capable de nourrir leurs enfants. Ce sont des artistes, des gens tourmentés. Ce sont des gens qui vivent beaucoup leurs émotions. C’est triste, vraiment triste», a-t-il mentionné.

Puis, l’animateur a indiqué que si la thèse du suicide se confirme, son estime pour Cornell prendrait un coup.

«52 ans pareil! Suicide! Moi ça, ça me vire à l’envers! Never give up! Never, never, never give up! [...] Tsé, on n’a pas le droit de laisser la vie de même. C’est trop précieux. On n’a pas le droit. Malheureusement, pour Chris Cornell, si jamais c’est un suicide et ça se confirme, il vient de débouler plusieurs marches dans mon livre là. Ce n’est pas un fighter. Tu as bien beau le voir écrire des bonnes tounes, mais si t’es pas capable de fighter parce que tu as des petites affaires qui ne vont pas, alors que tu as tout ce qui faut...», a-t-il commenté.

Par ailleurs, lors du segment, Jeff Fillion a dit s’ennuyer de la période sex, drugs et rock n’ roll de la musique rock.

«C’est drôle, moi je m’ennuie du fun du rock’n’roll [...] les filles avec les totons à l’air dans la salle, [...] je trouve que des fois ça manque, des fois ça devient lourd. Les gars ont du talent. Les gars sont des créateurs pour faire des tounes extraordinaires, mais la minute qu’ils commencent à mettre les mots sur les tounes... tabarnache! [...] Je pense que le rock, la raison pourquoi le hip-hop a réussi à prendre la place du rock avec les filles entrain de faire ce que je disais tantôt, les bedaines à l’air envouèye donc les affaires pis le party est pogné. Tsé, on a donné à la communauté artistique noire, sur un plateau d’argent, le party. Les rockers ont commencé à se regarder les pieds et ont commencé à nous raconter toutes sortes d’histoires lourdes», croit-il.

L’animateur faisait référence notamment au groupe Rage Against The Machine, qu’il dit «adorer», mais qu’il juge «lourd» en raison de ses «discours revendicateurs».

«Il y a un côté très révolutionnaire communiste dans Rage against the machine. Je suis capable de reconnaître le talent des gars, mais tsé quand tu écoutes un peu tout ce qu’ils ont à dire, le message qu’il y a derrière, un moment donné tu deviens blasé un peu. Vous allez me dire que c’est le cas de beaucoup d’artistes sauf certains comme Metallica, etc, qui n’est pas nécessairement très à gauche, mais eux autres, c’est too much. Mais, ils ont réussi, avec Audioslave, à présenter un genre de groupe qui a adouci les gars de Rage Against The Machine et qui a aussi fait qu’ils étaient moins tannants avec leurs maudits discours revendicateurs», a-t-il plaidé.